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	<title>teXtes</title>
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	<description>électroniques, imprimés, partagés, distribués, édités, diffusés, propulsés...</description>
	<pubDate>Fri, 16 Jul 2010 18:31:12 +0000</pubDate>
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		<title>Changer nos façons de travailler (1)</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Jul 2010 16:32:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie Clayssen</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[la vie numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai bien choisi mon titre, vraiment, et je suis bien aise de commencer &#224; r&#233;diger ce billet un jour de cong&#233;, parler de nos fa&#231;ons de travailler un jour o&#249; je ne travaille pas (je n&#8217;ai jamais consid&#233;r&#233; le fait de tenir ce blog comme un travail) alors que j&#8217;ai pris deux jours de cong&#233; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai bien choisi mon titre, vraiment, et je suis bien aise de commencer &agrave; r&eacute;diger ce billet un jour de cong&eacute;, parler de nos fa&ccedil;ons de travailler un jour o&ugrave; je ne travaille pas (je n&#8217;ai jamais consid&eacute;r&eacute; le fait de tenir ce blog comme un travail) alors que j&#8217;ai pris deux jours de cong&eacute; pour dessiner un grand pont du 14 au 17 juillet, et que je me suis enfuie de Paris, c&#8217;est une id&eacute;e formidable. Oui, car comment r&eacute;fl&eacute;chir sur nos fa&ccedil;ons de travailler en continuant &agrave; travailler<span class="fine">&nbsp;</span>? C&#8217;est en fait toute la question que je vais finalement essayer d&#8217;aborder au prochain TOC, oui,&nbsp; j&#8217;ai &eacute;chapp&eacute; au truc dont je parlais dans le billet pr&eacute;c&eacute;dent (&#8221;the down sides of digital publishing&#8221;)&nbsp;: c&#8217;&eacute;tait vraiment trop flippant.</p>
<p>Je ne&nbsp; vais pas me lancer dans un truc de consultant sur le changement, il y en a qui font &ccedil;a tr&egrave;s bien, la gestion du changement, avec des formules, des beaux acronymes &agrave; m&eacute;moriser, des mantra en veux-tu en voil&agrave;. Juste essayer de t&eacute;moigner de ce qui se passe dans de nombreuses maisons d&#8217;&eacute;dition, aujourd&#8217;hui, o&ugrave; il est n&eacute;cessaire de changer certaines fa&ccedil;ons de travailler, tout en continuant &agrave; travailler. Alors que nous sommes pris entre deux flux qu&#8217;il est tr&egrave;s difficile de concilier&nbsp;: un flux permanent d&#8217;informations et d&#8217;annonces, d&#8217;innovations, et le flux r&eacute;gulier du travail habituel. Comme le r&eacute;sument souvent les &eacute;quipes que je rencontre&nbsp;: &#8220;On a des livres &agrave; faire<span class="fine">&nbsp;</span>!&#8221;. Et ceux qui disent cela ont raison, ils ont des livres &agrave; faire, des manuscrits &agrave; lire, des auteurs &agrave; rencontrer, des &eacute;preuves &agrave; corriger, des lancements &agrave; organiser. Et ce n&#8217;est pas parce que les ventes de livres num&eacute;riques d&eacute;collent aux USA, que les publicit&eacute;s pour l&#8217;iPad surgissent sur les abribus, ce n&#8217;est pas parce que les technologies &eacute;voluent, que certains lecteurs s&#8217;impatientent de voir grossir l&#8217;offre disponible en num&eacute;rique, que les offices vont &ecirc;tre suspendus, que les libraires vont cesser de proposer des livres imprim&eacute;s, que l&#8217;activit&eacute; habituelle va diminuer brutalement ou s&#8217;arr&ecirc;ter. M&ecirc;me si la proportion de ventes de&nbsp; livres num&eacute;riques atteint aujourd&#8217;hui 3% en France, et si on annonce 5, puis 10 ou 15% &agrave; moyen terme, il reste aujourd&#8217;hui que 97% des ventes de livres sont des ventes de livres imprim&eacute;s. Oui&nbsp;: &#8220;On a des livres &agrave; faire.&#8221;</p>
<p>Et cependant le changement n&#8217;est pas optionnel. Il faut faire ces livres imprim&eacute;s ET changer cependant notre fa&ccedil;on de les faire, pour prendre en compte les changements qui ne nous attendent pas. Et tout le monde d&eacute;teste le changement, en particulier le changement impos&eacute;, celui qui touche aux habitudes de travail, vient chambouler le quotidien, fait surgir des questions l&agrave; o&ugrave; le savoir-faire et l&#8217;exp&eacute;rience avaient apport&eacute; des r&eacute;ponses &eacute;videntes, si int&eacute;gr&eacute;es dans les pratiques que toute id&eacute;e de question ou de probl&egrave;me &eacute;tait absente. &#8220;J&#8217;ai toujours fait comme &ccedil;a.&#8221;. Ben oui. Mais c&#8217;est fini, toujours, et on va faire maintenant un peu diff&eacute;remment. Pas une bonne nouvelle.</p>
<p>Si encore on avait des recettes, des certitudes, des promesses. Si on pouvait tranquillement montrer une voie claire et d&eacute;gag&eacute;e vers un avenir riche d&#8217;innovations gratifiantes. Ce n&#8217;est pas le cas. L&#8217;incertitude est grande sur l&#8217;avenir de nos m&eacute;tiers, et ce qu&#8217;il est avant tout n&eacute;cessaire d&#8217;apprendre, c&#8217;est &agrave; vivre avec cette incertitude, &agrave; avancer sans crainte vers l&#8217;inconnu. Et nous ne sommes pas du tout &eacute;gaux les uns et les autres dans nos capacit&eacute;s &agrave; affronter cette n&eacute;cessit&eacute;.</p>
<p>Alors<span class="fine">&nbsp;</span>? Expliquer, informer, r&eacute;pondre aux questions, accompagner. Et se dire, toujours, que si l&#8217;autre n&#8217;a pas compris, c&#8217;est que l&#8217;on n&#8217;a pas correctement ou suffisamment expliqu&eacute;, que l&#8217;on n&#8217;a pas su &eacute;couter, et recommencer. Se tenir inform&eacute; pour essayer de discerner des voies, des pistes, des fa&ccedil;ons d&#8217;avancer. Trouver les sentinelles qui seront les meilleurs relais. Rester enthousiaste. Bannir les mots &#8220;peur, danger, crainte&#8221;, et pr&eacute;f&eacute;rer &#8220;opportunit&eacute;, innovation, imagination&#8221;. Saluer chaque avanc&eacute;e, chaque progr&egrave;s, applaudir les premiers pas, ce sont les plus difficiles, toujours, et tous les voyages commencent ainsi, un, deux, trois pas.</p>
<p>Pourquoi est-ce si difficile<span class="fine">&nbsp;</span>? Je finis pas me dire que les difficult&eacute;s viennent d&#8217;une rupture bien plus radicale que celle qui consiste &agrave; mettre en place de nouvelles proc&eacute;dures, permettant de publier simultan&eacute;ment une version num&eacute;rique et une version imprim&eacute;e de chaque ouvrage. M&ecirc;me si c&#8217;est ainsi que cela commence, forc&eacute;ment. On pense le nouveau avec les outils de l&#8217;ancien, c&#8217;est toute la probl&eacute;matique du &#8220;livre homoth&eacute;tique&#8221;, du fac-simil&eacute; num&eacute;rique d&#8217;un livre. C&#8217;est toute cette discussion infinie, vraiment infinie sur la d&eacute;finition du livre num&eacute;rique, ce qu&#8217;il est, ce qu&#8217;il n&#8217;est pas.</p>
<p>La difficult&eacute;, c&#8217;est celle que nous avons &agrave; penser dans le temps. Nous avons du mal, en toute circonstance &agrave; penser dans le temps, qui nous &eacute;chappe par d&eacute;finition. Pour penser, nous arr&ecirc;tons les choses, nous les fixons, nous attrapons les papillons de la r&eacute;alit&eacute; et fixons leurs ailes avec des &eacute;pingles, simplement pour pouvoir penser calmement. Et le plus gros changement que le num&eacute;rique entra&icirc;ne pour le livre, c&#8217;est un changement du temps du livre. Chacune des temporalit&eacute;s du livre est revisit&eacute;e et compl&egrave;tement boulevers&eacute;e. Le temps de l&#8217;&eacute;criture, certainement, on peut aujourd&#8217;hui <a href="http://dbourrion.gotdns.org:9000/ep/pad/view/ro.RJvDBT1GllX/rev.0">voir le texte s&#8217;&eacute;crire</a>, le texte n&#8217;attend plus rien de l&#8217;encre et du papier, n&#8217;a plus besoin de fixit&eacute;, il se d&eacute;ploie, il n&#8217;a besoin que de 0 et de 1, il s&#8217;envole des claviers vers les &eacute;crans, &agrave; peine &eacute;crit il est potentiellement disponible en mille lieux. Et m&ecirc;me si l&#8217;on choisit de donner au texte la forme close d&#8217;un livre, parce que cette forme a bien des avantages, le livre num&eacute;rique ne meurt jamais, ne s&#8217;&eacute;puise pas, sa publication est d&eacute;finitive. Plac&eacute; sur un serveur, il attend son lecteur. Bien s&ucirc;r, les m&eacute;diations demeurent. Mais certaines d&#8217;entre elles sont des algorithmes. On peut trouver un livre num&eacute;rique sans le chercher, on peut buter dessus sur le web, en r&eacute;ponse &agrave; une requ&ecirc;te. Kevin Kelly, dans l&#8217;a<a href="http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2010/07/15/lire-a-lheure-des-ecrans-par-kevin-kelly/">rticle traduit par Hubert Guillaud</a> met en &eacute;vidence certaines de ces caract&eacute;ristiques. Nicolas Carr, dans un livre dont je n&#8217;ai lu que <a href="http://www.zdnet.fr/blogs/entreprise-2-0/l-homo-interneticus-restera-t-il-l-homo-sapiens-39753148.htm">des r&eacute;sum&eacute;s et des extraits</a>, s&#8217;inqui&egrave;te des cons&eacute;quences sur notre fonctionnement psychique de nos lectures fragment&eacute;es, de l&#8217;envahissement de nos vies par les &eacute;crans et le culte de l&#8217;instantan&eacute;.</p>
<p>Alors bien s&ucirc;r, on proc&egrave;de par &eacute;tapes. On part de ce que l&#8217;on conna&icirc;t. Aux librairies qui proposent des livres imprim&eacute;s s&#8217;ajoutent des e-librairies, fond&eacute;es sur un mod&egrave;le identique, transpos&eacute; sur le net. M&ecirc;me si certains, comme Mike Shatzkin, s&#8217;interrogent sur le bien-fond&eacute; de ce cette transposition, et se demandent si, contrairement &agrave; ce que craignent de nombreux acteurs du monde de l&#8217;&eacute;dition, nous n&#8217;allons pas assister, plut&ocirc;t qu&#8217;&agrave; une tr&egrave;s forte concentration des lieux de vente virtuels de livres num&eacute;riques (la grande crainte des big 3, Amazon, Google, Apple), &agrave; une multicplication &agrave; l&#8217;infini des lieux de disponibilit&eacute; de ces livres sur le web. C&#8217;est ce qu&#8217;il appele le &#8220;<a href="http://www.idealog.com/blog/white-labeled-specialty-stores-not-ebook-superstores-are-the-future">vertical</a>&#8221; Chaque carrefour d&#8217;audience web, m&ecirc;me la plus modeste intersection, rassemblant des gens autour d&#8217;un centre d&#8217;int&eacute;r&ecirc;t, d&#8217;une passion, d&#8217;un hobby, est une librairie potentielle, pour peu que des solutions distribution et de de vente en ligne soient disponibles et faciles &agrave; installer.</p>
<p>Quel tissu de digressions<span class="fine">&nbsp;</span>! Peut-&ecirc;tre. Mais comment changer si l&#8217;on n&#8217;a pas une repr&eacute;sentation &agrave; peu pr&egrave;s nette des directions &agrave; prendre<span class="fine">&nbsp;</span>? Si l&#8217;on a pas id&eacute;e de ce qu&#8217;est &#8220;the big picture&#8221;<span class="fine">&nbsp;</span>? Le changement s&#8217;articule vraiment dans un va-et-vient permanent entre les repr&eacute;sentations et les fa&ccedil;ons de faire. Et la vision de ce changement s&#8217;instruit en permanence du d&eacute;tail de sa mise en &oelig;uvre, tout comme ces d&eacute;tails ne peuvent &ecirc;tre abord&eacute;s sans une ligne conductrice, m&ecirc;me si celle-ci est parfois en pointill&eacute;s.</p>
<p>Ce billet est affreusement long, et c&#8217;est bon signe&nbsp;: il y a mati&egrave;re &agrave; r&eacute;flexion, &eacute;videmment, et &agrave; discussion, j&#8217;esp&egrave;re. J&#8217;aimerais pas arriver au TOC les mains vides. Donc, &agrave; suivre&#8230;</p>
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		<title>Normandie ?</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jul 2010 17:11:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie Clayssen</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[la vie numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[ Il y a un an&#160; j&#8217;avais le sentiment de perdre le rythme lorsque je laissais passer une semaine entre deux billets, et l&#224;, je vais bient&#244;t pouvoir compter en mois.
Dire &#8220;je suis d&#233;bord&#233;e&#8221; serait idiot, tout le monde est d&#233;bord&#233;, je d&#233;teste les gens qui disent qu&#8217;ils sont d&#233;bord&#233;s comme si cela leur donnait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-764" style="margin: 10px;" title="normandie" src="http://www.archicampus.net/wordpress/wp-content/normandie-300x225.jpg" alt="normandie" width="176" height="132" /> Il y a un an&nbsp; j&#8217;avais le sentiment de perdre le rythme lorsque je laissais passer une semaine entre deux billets, et l&agrave;, je vais bient&ocirc;t pouvoir compter en mois.</p>
<p>Dire &#8220;je suis d&eacute;bord&eacute;e&#8221; serait idiot, tout le monde est d&eacute;bord&eacute;, je d&eacute;teste les gens qui disent qu&#8217;ils sont d&eacute;bord&eacute;s comme si cela leur donnait de l&#8217;importance, alors que cela ne leur donne aucune importance particuli&egrave;re, cela leur en enl&egrave;ve, de l&#8217;importance. Ils disent&nbsp;: &#8220;je suis d&eacute;bord&eacute;&#8221;, mais il faut comprendre&nbsp;: &#8220;je suis tr&egrave;s tr&egrave;s grand, puissant et fort&#8221; et curieusement,&nbsp; je les vois rapetisser au fur et &agrave; mesure qu&#8217;ils me parlent, tellement petits, que j&#8217;ai l&#8217;impression qu&#8217;ils s&#8217;&eacute;loignent, et c&#8217;est tant mieux, bon d&eacute;barras.</p>
<p>Donc, oui, bien occup&eacute;e, pas plus d&eacute;bord&eacute;e que vous, ni plus fatigu&eacute;e, juste perdu le rythme, d&eacute;viss&eacute;. Disparues l&#8217;envie, l&#8217;humeur blogueuse, la l&eacute;g&egrave;ret&eacute;&#8230; Bon, j&#8217;essaye, allez, j&#8217;ouvre l&#8217;interface de mon Wordpress,&nbsp; qui me r&eacute;p&egrave;te depuis des mois &#8220;pensez &agrave; faire une mise &agrave; jour&#8221;. Je ne trouve plus le temps de bloguer, mon WP ch&eacute;ri, quand crois-tu que je trouverai celui de te mettre &agrave; jour<span class="fine">&nbsp;</span>? Va-t-elle revenir,&nbsp; cette humeur l&eacute;g&egrave;re<span class="fine">&nbsp;</span>? Retrouverai-je ce plaisir de d&eacute;marrer une conversation avec vous, d&#8217;aller d&eacute;nicher un lien, une image, de trouver le ton et le rythme, de traduire pour vous un extrait p&ecirc;ch&eacute; dans mon agr&eacute;gateur, et d&#8217;accrocher autour, comme des guirlandes,&nbsp; quelques id&eacute;es, quelques questions<span class="fine">&nbsp;</span>?</p>
<p><a href="http://www.tierslivre.net">Fran&ccedil;ois</a> me dit que je devrais bloguer autre chose que des histoires d&#8217;&eacute;dition et de num&eacute;rique, sortir des ibouqueries, vous parler de la Normandie par exemple, mais j&#8217;y vais plus en Normandie, la maison de famille est &agrave; vendre,&nbsp; plus envie d&#8217;y aller juste pour me faire du mal en pensant que des gens accrocheront bient&ocirc;t une balan&ccedil;oire pour leurs m&ocirc;mes &agrave; l&#8217;arbre du trap&egrave;ze, mais non, idiots,&nbsp; ce pommier-l&agrave; c&#8217;est pour accrocher le trap&egrave;ze..&nbsp; Non, brrr&#8230; pas la Normandie.</p>
<p>Je vais &ecirc;tre bien plus pragmatique, moderne, absolument pas du tout nostalgique de rien du tout, pas sentimentale, non, impec, fonceuse et performante&#8230; Je vais essayer de pr&eacute;parer en bloguant une intervention que je dois faire n octobre au <a href="http://tocfrankfurt.com/">TOC</a> de Francfort, histoire d&#8217;anticiper un peu, et d&#8217;&eacute;viter le coup de stress (voir plus haut) une semaine avant comme l&#8217;an dernier, et surtout de vous faire bosser un peu, genre crowdsourcing, vous me donnez des id&eacute;es (rappelez vous, quand on donne une id&eacute;e, on la garde quand m&ecirc;me, c&#8217;est &ccedil;a qui est bien&#8230;, pas de garde altern&eacute;e pour les id&eacute;es, pas de week-end sur deux.)</p>
<p>Voici ce que me propose l&#8217;&eacute;quipe du TOC, bien s&ucirc;r c&#8217;est une suggestion, et je peux recadrer, sugg&eacute;rer autre chose&#8230;</p>
<blockquote><p><strong>Num&eacute;rique&nbsp;: le c&ocirc;t&eacute; obscur</strong><br />
L&#8217;av&egrave;nement de l&#8217;&eacute;dition et de la distribution num&eacute;riques pr&eacute;sente un certain nombre d&#8217;opportunit&eacute;s pour les &eacute;diteurs, auteurs, et lecteurs, mais cela cr&eacute;e aussi pas mal d&#8217;occasions d&#8217;attraper des maux de t&ecirc;te&#8230; Dans cette pr&eacute;sentation, Virginie Clayssen <em>(la fille qui ne blogue presque plus )</em>, explore de quelle mani&egrave;re le num&eacute;rique est suscpetible d&#8217;affecter&nbsp;: les ventes de livres imprim&eacute;s, les lois sur la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, la question des droits territoriaux, les lois sur le prix unique, les mod&egrave;les de distribution num&eacute;rique, le copyright, et propose des id&eacute;es sur la mani&egrave;re pour les &eacute;diteurs de relever ces d&eacute;fis.</p></blockquote>
<p>Voil&agrave;, tout &ccedil;a en trois quart d&#8217;heure plus les questions&#8230; Je crois que je vais commencer par 1) &eacute;laguer 2) changer le titre qui est vraiment trop d&eacute;primant (en fait j&#8217;ai traduit comme &ccedil;a &#8220;Digital, the down side&#8221;). Bon, il y en a qui ont le droit de faire r&ecirc;ver tout le monde, de parler de livres augment&eacute;s, de lectures partag&eacute;es, d&#8217;innovations, de cr&eacute;ation et de joyeuset&eacute;s, et moi, voil&agrave; que j&#8217;aurai la triste t&acirc;che de parler des trucs vraiment pas dr&ocirc;les, le prix unique, c&#8217;est bien je sais, mais &ccedil;a fait pas r&ecirc;ver les foules, &agrave; part quelques foules de libraires et d&#8217;&eacute;diteurs&#8230; Les droits territoriaux, la distribution, c&#8217;est chouette, o&ugrave; est mon Efferalgan, non mais je r&ecirc;ve, je suis cens&eacute;e parler des trucs qui nous donnent mal &agrave; la t&ecirc;te<span class="fine">&nbsp;</span>? Finalement, Fran&ccedil;ois, la Normandie, c&#8217;&eacute;tait plut&ocirc;t une bonne id&eacute;e.</p>
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		<title>liseuses : guerre des prix aux USA</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Jun 2010 22:42:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie Clayssen</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[hors ligne]]></category>

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		<description><![CDATA[Avant m&#234;me son lancement, l&#8217;iPad d&#8217;Apple avait provoqu&#233; aux USA des changements notables dans le paysage du livre num&#233;rique&#160;: on se souvient que  John Sargent, CEO de Macmillan, apr&#232;s avoir obtenu d&#8217;Apple un contrat de type &#8220;agency model&#8221;, avait r&#233;ussi &#224; faire plier Amazon, et &#224; n&#233;gocier des conditions &#233;quivalentes pour les ventes de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avant m&ecirc;me son lancement, l&#8217;iPad d&#8217;Apple avait provoqu&eacute; aux USA des changements notables dans le paysage du livre num&eacute;rique&nbsp;: on se souvient que <a href="http://www.archicampus.net/wordpress/?p=604"> John Sargent, CEO de Macmillan,</a> apr&egrave;s avoir obtenu d&#8217;Apple un contrat de type &#8220;agency model&#8221;, avait r&eacute;ussi &agrave; faire plier Amazon, et &agrave; n&eacute;gocier des conditions &eacute;quivalentes pour les ventes de livres num&eacute;riques sur le Kindle, bient&ocirc;t suivi par 4 autres des &#8220;big six&#8221;.&nbsp; Le r&eacute;sultat, une augmentation, chez tous ces &eacute;diteurs, des prix de vente de leurs livres num&eacute;riques, passant de 9,90 $ &agrave; 12,99 ou 14,99$.</p>
<p>Quelques semaines apr&egrave;s, o&ugrave; en est-on<span class="fine">&nbsp;</span>? L&#8217;iPad se vend bien,<a href="http://www.apple.com/pr/library/2010/06/22ipad.html"> 3 millions de machines</a> &eacute;coul&eacute;es &agrave; ce jour (dans plusieurs pays.) Le Nook de Barnes &amp; Noble r&eacute;ussit &eacute;galement &agrave; s&#8217;imposer, notamment parce qu&#8217;il est vendu en librairie&nbsp; - chez Barnes &amp; Noble (nombreux sont les clients qui souhaitent essayer une liseuse avant de l&#8217;acheter). Kobo a &eacute;galement son reader, vendu chez Borders. La gamme de liseuses Sony semble assez distanc&eacute;e, qui n&#8217;a de partenariat avec aucun e-libraire, et ne propose encore aucune liseuse connect&eacute;e.</p>
<p>Mais comme rien n&#8217;est simple dans le monde de l&#8217;&eacute;dition num&eacute;rique, Kobo dispose &eacute;galement d&#8217;une appli iPad, tout comme le Kindle, tout comme Barnes &amp; Noble. Un <a href="http://www.zdnet.com/blog/perlow/apple-ipad-showdown-battle-of-the-ereader-apps/13248">int&eacute;ressant comparatif </a>de ces diff&eacute;rentes applications, dans lequel figurent &eacute;galement des applications ind&eacute;pendantes de tout device comme Ibis Reader ou Stanza, est disponible sur ZDnet.</p>
<p>On se doutait bien que le prix des liseuses allait chuter rapidement&nbsp;: c&#8217;est Barnes &amp; Noble qui a ouvert la danse, avec un Nook wifi annonc&eacute; hier &agrave; 149 $, et le m&ecirc;me avec 3G &agrave; 199$. Quelques heures plus tard, Amazon r&eacute;plique en diminuant de 70$ son Kindle , qui passe de 259 &agrave; 189 $.</p>
<p>Tout cet &eacute;cosyst&egrave;me est encore loin d&#8217;&ecirc;tre stabilis&eacute;, alors que les ventes de livres num&eacute;riques continuent d&#8217;augmenter&nbsp;: <a href="http://www.idpf.org/doc_library/industrystats.htm">les statistiques de l&#8217;IDPF</a> (qui concernent exclusivement la &#8220;litt&eacute;rature g&eacute;n&eacute;rale&#8221; ) indiquent 91 M$ de CA pour le livre num&eacute;rique au 1er trimester 2010 (contre 25 au premier trimestre 2009).</p>
<p>Bon, j&#8217;ai mis plus de chiffres dans ce post que dans 10 des mes pr&eacute;c&eacute;dents r&eacute;unis, alors j&#8217;arr&ecirc;te avec les statistiques et les dollars. Ce qui compte, c&#8217;est ce qui se profile derri&egrave;re ces chiffres et ces annonces. Certainement, et Mike Shatzkin le <a href="http://www.idealog.com/blog/big-publishers-have-reason-to-be-happy-about-how-the-book-market-is-evolving">souligne</a> aujourd&#8217;hui, une vraie complexit&eacute;, dont il affirme qu&#8217;elle devrait r&eacute;jouir les &eacute;diteurs, car elle pourrait d&eacute;courager les auteurs tent&eacute;s de se lancer dans le &#8220;do it yourself&#8221;. Il appartiendra aux&nbsp; &eacute;diteurs d&#8217;apprivoiser cette complexit&eacute;, afin d&#8217;&ecirc;tre en mesure de dire &agrave; leurs auteurs&nbsp;: ne vous emb&ecirc;tez pas avec tout &ccedil;a, c&#8217;est affreusement compliqu&eacute;, on va s&#8217;en occuper, vous avez bien mieux &agrave; faire&#8230;</p>
<p>L&#8217;id&eacute;al serait que cette complexit&eacute; ne soit pas inflig&eacute;e aux lecteurs, et nous n&#8217;y sommes pas encore tout &agrave; fait. Enfin&nbsp;: tout est simple &agrave; qui consent sans restriction &agrave; adh&eacute;rer &agrave; ces mod&egrave;les ferm&eacute;s qui sont en train de s&#8217;installer. En achetant un terminal particulier, on ach&egrave;te aussi&nbsp; un aller simple pour une librairie en ligne. Et on se retrouve oblig&eacute; d&#8217;y effectuer tous ses achats de livres num&eacute;riques. Tant pis si certains des titres qui nous int&eacute;ressent n&#8217;y figurent pas. Tant pis si l&#8217;on aimait bien aussi la fa&ccedil;on dont l&#8217;offre &eacute;tait pr&eacute;sent&eacute;e dans d&#8217;autres e-librairies.</p>
<p>La guerre des prix des liseuses, c&#8217;est la face visible des luttes qui se livrent pour capturer un nouveau march&eacute;, et chacun tente de faire un sorte qu&#8217;il se structure &agrave; son avantage. La domination sans partage d&#8217;Amazon a pris fin. Des outsiders sont apparus. Comment l&#8217;arriv&eacute;e prochaine d&#8217;un tout petit acteur, une start-up Californienne - Goodle, ou Google, un nom comme &ccedil;a - qui a des projets concrets au sujet du livre num&eacute;rique, et que les sp&eacute;cialistes commencent &agrave; suivre de pr&egrave;s va-t-elle venir bouleverser encore un peu plus ce tableau plut&ocirc;t chaotique<span class="fine">&nbsp;</span>?</p>
<p><em>Voil&agrave; des questions dont nous pourrons discuter, parmi bien d&#8217;autres, &agrave; l&#8217;occasion du prochain Bookcamp, pr&eacute;vu le 25 septembre prochain. Hubert Guillaud nous demandait ce matin&nbsp;: alors on le lance ce Bookcamp<span class="fine">&nbsp;</span>? Oui, j&#8217;ai r&eacute;pondu tout de suite, on a plut&ocirc;t int&eacute;r&ecirc;t &agrave; &ecirc;tre nombreux pour r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; toutes ces questions, &eacute;changer nos exp&eacute;riences, id&eacute;es, visions, interrogations. Pour participer, d&egrave;s maintenant, connectez-vous sur le <a href="http://barcamp.org/BookCampParis3">site du Bookcamp</a>.</em></p>
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		<title>Des orages sémantiques</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Jun 2010 21:37:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie Clayssen</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[bibliothèques]]></category>

		<category><![CDATA[Christian Fauré]]></category>

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		<description><![CDATA[Rencontr&#233; une nouvelle m&#233;taphore m&#233;t&#233;orologique qui me pla&#238;t beaucoup&#160; dans le billet de Christian Faur&#233; intitul&#233; &#8220;les enjeux d&#8217;une biblioth&#232;que sur le web&#8221; , o&#249; il nous parle d&#8217;orages s&#233;mantiques.
&#8220;Concernant les  biblioth&#232;ques, ma proposition sera donc la suivante&#160;: il faut d&#233;velopper  les &#171;&#160;&#160;orages s&#233;mantiques&#160;&#160;&#187;. Par cette expression on entend l&#8217;ensemble des discussions, pol&#233;miques, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.imaginascience.com/actualites/phpnews/images/eclair.jpg" alt="" width="150" height="158" />Rencontr&eacute; une nouvelle m&eacute;taphore m&eacute;t&eacute;orologique qui me pla&icirc;t beaucoup&nbsp; dans le billet de Christian Faur&eacute; intitul&eacute; &#8220;<a href="http://www.christian-faure.net/2010/06/08/les-enjeux-dune-bibliotheque-sur-le-web/?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+christian-faure%2FwMuM+%28Blog%29&amp;utm_content=Google+Reader">les enjeux d&#8217;une biblioth&egrave;que sur le web</a>&#8221; , o&ugrave; il nous parle d&#8217;<em>orages s&eacute;mantiques</em>.</p>
<blockquote><p>&#8220;Concernant les  biblioth&egrave;ques, ma proposition sera donc la suivante&nbsp;: il faut d&eacute;velopper  les <strong>&laquo;&nbsp;&nbsp;orages s&eacute;mantiques&nbsp;&nbsp;&raquo;</strong>. Par cette expression on entend l&rsquo;ensemble des discussions, pol&eacute;miques, argumentations autour d&rsquo;une ressource (auteur, oeuvre, th&egrave;me, etc.). Dans cette perspective, il faut consid&eacute;rer que <strong>chaque ressource disponible en ligne est un  paratonnerre</strong> dont le but est de capter les pol&eacute;miques et les  discussions dont elle fait l&rsquo;objet&#8221;</p></blockquote>
<blockquote><p>Avec cette approche, l&rsquo;activit&eacute;  de catalogage s&rsquo;&eacute;tend <strong>au-del&agrave; du catalogage des oeuvres</strong> puisqu&rsquo;il  couvre le <strong>catalogage des d&eacute;bats sur autour des ressources sur le  web</strong>. Gr&acirc;ce &agrave; ce catalogage des &laquo;&nbsp;&nbsp;orages s&eacute;mantiques&nbsp;&nbsp;&raquo;, une biblioth&egrave;que peut commencer &agrave; fournir de nouveaux services, comme par exemple une sorte de &laquo;&nbsp;&nbsp;Zeitgeist&nbsp;&nbsp;&raquo;, un esprit du temps.&#8221;</p></blockquote>
<p>Des ressources en ligne fonctionnant comme des paratonnerres&#8230; Bien s&ucirc;r<span class="fine">&nbsp;</span>! En lisant le billet de Christian, je r&eacute;alise que nombre des observations qu&#8217;il fait,&nbsp; et qui concernent les biblioth&egrave;ques,&nbsp; peuvent &eacute;galement s&#8217;appliquer aux &eacute;diteurs&#8230; Je suis d&#8217;accord avec Christian sur l&#8217;id&eacute;e qu&#8217;&eacute;diteurs et biblioth&eacute;caires auraient beaucoup &agrave; gagner &agrave; mieux r&eacute;fl&eacute;chir et agir ensemble, &agrave; affiner leur compr&eacute;hension du web et de ce qui peut s&#8217;y inventer. Dans ma veille et ma r&eacute;flexion, je suis amen&eacute;e &agrave; suivre, via mon agr&eacute;gateur ou mon <a href="http://twitter.com/v_clayssen">fil twitter</a> nombre de biblioth&eacute;caires, dont j&#8217;apprends beaucoup. Nous sommes nombreux &agrave; penser qu&#8217;&agrave; l&#8221;&egrave;re du web, le concept de &#8220;<a href="http://blog.homo-numericus.net/article154.html">cha&icirc;ne du livre</a>&#8221; est devenu inop&eacute;rant, et fait place &agrave; celui de r&eacute;seau. Et que notre repr&eacute;sentation spontann&eacute;e de ce qu&#8217;est un site web, vu comme un espace clos disposant d&#8217;un contenu propre, sorte d&#8217;<a href="http://www.internetactu.net/2010/06/07/pdlt-la-mort-du-web-ouvert/">il&ocirc;t sur le web</a> o&ugrave; il conviendrait de chercher &agrave; attirer le plus de visiteurs possibles, doit &ecirc;tre d&eacute;pass&eacute;. Parce que la force d&#8217;un r&eacute;seau ce n&#8217;est pas la puissance de chacun de ses n&oelig;uds, mais bien la puissance des liens entre ces n&oelig;uds, ce qui circule en permanence &agrave; travers le r&eacute;seau, et qui cr&eacute;e du sens. L&#8217;image de l&#8217;orage s&eacute;mantique et du paratonnerre aide &agrave; se repr&eacute;senter le potentiel &eacute;norme de cette circulation nerveuse des informations, et la mani&egrave;re dont elles peuvent &ecirc;tre agr&eacute;g&eacute;es, mises en forme, trait&eacute;es pour produire du sens.</p>
<p>Comme les biblioth&eacute;caires, les &eacute;diteurs, de plus en plus, devront int&eacute;grer cette vision &agrave; leur pratique, apporter le plus grand soin &agrave; la production et &agrave; l&#8217;exposition des m&eacute;tadonn&eacute;es, et faire en sorte &agrave; la fois de rep&eacute;rer, d&#8217;alimenter, animer et agr&eacute;ger les conversations dont les livres qu&#8217;ils publient sont l&#8217;objet.</p>
<p>Je le dis chaque fois que je peux&nbsp;: le &#8220;virage num&eacute;rique&#8221; de l&#8217;&eacute;dition n&#8217;a de sens que pris dans un changement bien plus radical et profond, dont nous ne prenons la mesure que tr&egrave;s progressivement. Celui apport&eacute; par les potentialit&eacute;s du web, que nous peinons &agrave; nous repr&eacute;senter correctement, car sa repr&eacute;sentation est &agrave; bien des &eacute;gards, pour qui n&#8217;est pas plong&eacute; au quotidien dans ses m&eacute;andres, contre-intuitive.</p>
<p>Des billets comme celui-ci ont le grand m&eacute;rite de nous aider &agrave; mieux penser le web, ce qui s&#8217;y joue, ce que nous pouvons essayer d&#8217;y faire advenir, et le r&ocirc;le actif et compl&eacute;mentaire que peuvent y jouer aussi bien les acteurs priv&eacute;s du monde de l&#8217;&eacute;dition (<a href="http://www.netvibes.com/tierslivre#e-veilleurs">auteurs</a> inclus)&nbsp; que la puissance publique, via les biblioth&egrave;ques.</p>
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		<title>The Mongoliad : un monde fictif virtuel partagé massivement multi-lecteurs</title>
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		<pubDate>Sat, 29 May 2010 09:45:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie Clayssen</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Mardi 25 mai &#233;tait d&#233;voil&#233;e &#224; San Francisco la version alpha du premier projet de&#160; Subuta&#239; Corporation, une &#233;quipe qui regroupe des &#233;crivains, des d&#233;veloppeurs, des game-designers et des directeurs artistiques.
Il y a longtemps, depuis la lointaine &#233;poque du c&#233;d&#233;rom, que j&#8217;ai l&#8217;intuition que c&#8217;est via un rapprochement entre les auteurs de l&#8217;&#233;crit et le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-744" style="margin: 10px;" title="mongoliad_w150" src="http://www.archicampus.net/wordpress/wp-content/mongoliad_w150.jpg" alt="mongoliad_w150" width="116" height="154" />Mardi 25 mai &eacute;tait d&eacute;voil&eacute;e &agrave; San Francisco la version alpha du premier projet de&nbsp; <a href="http://subutai.mn/">Subuta&iuml; Corporation</a>, une &eacute;quipe qui regroupe des &eacute;crivains, des d&eacute;veloppeurs, des game-designers et des directeurs artistiques.</p>
<p>Il y a longtemps, depuis la lointaine &eacute;poque du c&eacute;d&eacute;rom, que j&#8217;ai l&#8217;intuition que c&#8217;est via un rapprochement entre les auteurs de l&#8217;&eacute;crit et le monde du jeu (d&eacute;veloppeurs, game designers, directeurs artistiques, r&eacute;alisateurs ) que s&#8217;inventeront probablement de nouvelles formes narratives sachant tirer parti des hybridations que les technologies informatiques autorisent, ce que l&#8217;on appelait dans les ann&eacute;es 90 le multim&eacute;dia interactif.</p>
<p>La<a href="http://subutai.mn/team.html"> composition de l&#8217;&eacute;quipe</a> de Subuta&iuml; Corporation en est l&#8217;illustration&nbsp;: les auteurs, issus de l&#8217;univers de la SF, de la mouvance post-<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyberpunk">cyberpunk</a>,&nbsp; s&#8217;entourent de professionnels qui pourraient figurer dans un <a href="http://www.audiable.com/livre/?GCOI=84626100977280">roman de Douglas Coupland</a>,&nbsp; l&#8217;un architecte de plateformes de jeux massivement multijoueurs, l&#8217;autre sp&eacute;cialiste des textures, tous familiers de la 3D et de l&#8217;univers du jeu.</p>
<p>Voici comment Subuta&iuml; pr&eacute;sente son projet, dans un mail adress&eacute; &agrave; ceux qui se sont inscrits pour la version alpha sur son site&nbsp;:</p>
<blockquote><p>&#8220;Au centre du dispositif, une aventure m&eacute;di&eacute;vale cont&eacute;e par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Neal_Stephenson">Neal Stephenson</a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Greg_Bear">Greg Bear</a>, <a href="http://www.harpercollins.com/authors/27588/Nicole_Galland/index.aspx">Nicole Gallan</a>, <a href="http://www.markteppo.com/">Mark Teppo </a>et d&#8217;autres auteurs renomm&eacute;s, qui se situe &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; l&#8217;Europe pensait que les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Conqu%C3%AAtes_mongoles">hordes mongoles</a> &eacute;taient sur le point de d&eacute;truire son monde, et o&ugrave; une petite bande de mystiques et de combattants essaient de d&eacute;tourner le cours de l&#8217;histoire.</p>
<p>Nous avons travaill&eacute; de mani&egrave;re avec des artistes, des chor&eacute;graphes de combats et d&#8217;autres sp&eacute;cialistes des arts martiaux, des programmeurs, des r&eacute;alisateurs, des game designers, et pas mal d&#8217;autres gens pour produire un flux constant de contenu non textuel, para et extra narratif, dont nous pensons qu&#8217;il donnera vie &agrave; l&#8217;histoire d&#8217;une mani&egrave;re in&eacute;dite, et qui ne pourrait pas &ecirc;tre envisag&eacute;e sur un m&eacute;dia unique.</p>
<p>Tr&egrave;s prochainement, lorsque <em>The Mongoliad</em> contiendra une une masse suffisante de r&eacute;cits et de contenu, nous demanderons aux fans de nous rejoindre pour cr&eacute;er le reste du monde et cr&eacute;er de nouvelles histoires dans celui-ci. C&#8217;est l&agrave; que d&eacute;butera la partie r&eacute;ellement exp&eacute;rimentale du projet. Nous sommes en train de d&eacute;velopper des technologies vraiment &#8220;cool&#8221; pour rendre cela facile et amusant, et nous esp&eacute;rons qu&#8217;un grand nombre d&#8217;entre vous les utiliseront.</p>
<p>Les gens pourront acc&eacute;der &agrave; <em>The Mongoliad</em> sur le web et via des applcations pour mobile. Nous allons commencer avec l&#8217;iPad, l&#8217;iPhone, les terminaux sous Andro&iuml;d, des applis Kindle, et nous ferons probablement plus encore dans un futur proche.&#8221;</p></blockquote>
<p>Cory Doctorow signale le projet sur<a href="http://www.boingboing.net/2010/05/25/neal-stephenson-greg.html"> boing-boing</a> en ces termes&nbsp;:</p>
<blockquote><p>&#8220;Il&nbsp; y a d&eacute;j&agrave; eu quelques exp&eacute;riences notables de mondes partag&eacute;s en ligne, du v&eacute;n&eacute;rable  alt.cyberpunk.chatsubo &agrave; l&#8217;actuel  <a href="http://shadowunit.org/">Shadow Unit</a>. Mais on dirait vraiment que ces types de<em> the Mongoliad</em> sont sur le point de charger encore la barque, et de pousser le concept plus loin que personne d&#8217;autre auparavant, et qu&#8217;ils le font d&#8217;une mani&egrave;re que seul le web autorise, impossible &agrave; traduire sur le papier.</p>
<p>J&#8217;ai vu une d&eacute;mo de The Mongoliad l&#8217;autre soir et c&#8217;&eacute;tait vraiment tr&egrave;s excitant. Il n&#8217;y a pas encore grand chose d&#8217;accessible au public pour le moment, mais je vous tiendrai au courant.&#8221;</p></blockquote>
<p>Moi aussi, j&#8217;essaierai de vous tenir au courant.</p>
<p>(Via <a href="http://peterbrantley.com/">Peter Brantley</a> )</p>
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		<title>édition numérique : un peu de sérieux</title>
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		<pubDate>Thu, 27 May 2010 13:18:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie Clayssen</dc:creator>
		
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><object width="400" height="280" data="http://www.youtube.com/v/hirlekjqkdQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/hirlekjqkdQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
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		<title>Cesser d&#8217;être extraordinaire</title>
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		<pubDate>Mon, 24 May 2010 17:14:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie Clayssen</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[la vie numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Sur son blog, Donn Linn se r&#233;f&#232;re &#224; une conversation qu&#8217;il vient d&#8217;avoir avec Laura Dawson (ljndawson.com) et Brian O&#8217;Leary ( magellanmediapartners.com) apr&#232;s l&#8217;une des innombrables conf&#233;rences sur l&#8217;&#233;dition num&#233;rique, ou le num&#233;rique et l&#8217;&#233;dition, ou bien le futur du livre &#224; l&#8217;&#232;re du num&#233;rique. Il cite Laura Dawson&#160;&#160;: &#8220;Quand allons-nous enfin pouvoir participer &#224; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.ewomenpublishingnetwork.com/assets/DawsonPhoto.jpg" alt="" width="137" height="172" />Sur son <a href="http://www.baitnbeer.com/content/lets-try-un-remarkable">blog</a>, Donn Linn se r&eacute;f&egrave;re &agrave; une conversation qu&#8217;il vient d&#8217;avoir avec <a href="http://digitalbookworld.com/2010/laura-dawson-metadata-evangelist/">Laura Dawson</a> (<a href="http://ljndawson.com/">ljndawson.com</a>) et Brian O&#8217;Leary ( <a href="http://magellanmediapartners.com/">magellanmediapartners.com</a>) apr&egrave;s l&#8217;une des innombrables conf&eacute;rences sur l&#8217;<em>&eacute;dition num&eacute;rique</em>, ou <em>le num&eacute;rique et l&#8217;&eacute;dition</em>, ou bien le<em> futur du livre &agrave; l&#8217;&egrave;re du num&eacute;rique</em>. Il cite Laura Dawson&nbsp;&nbsp;: &#8220;Quand allons-nous enfin pouvoir participer &agrave; des r&eacute;unions de ce type et ne pas entendre &agrave; nouveau&nbsp; quelqu&#8217;un raconter fi&egrave;rement comment il utilise un process de production bas&eacute; sur XML, ou bien comment il met en place un syst&egrave;me de Digital Asset Management, ou bien de quelle mani&egrave;re il fait en sorte que ses m&eacute;tadonn&eacute;es soient correctement structur&eacute;es, sans que cela soit per&ccedil;u comme quelque chose d&#8217;inhabituel ou de remarquable<span class="fine">&nbsp;</span>?&#8221;</p>
<p>Fatigue du consultant, expert d&#8217;un sujet, qui propage d&eacute;j&agrave; depuis plusieurs ann&eacute;es la bonne parole aupr&egrave;s de ses clients&nbsp;: &#8220;Si vous voulez &ecirc;tre pr&ecirc;ts pour les changements qui s&#8217;annoncent, il ne suffit pas de passer rapidement un contrat avec une start-up qui va vous fabriquer quelques applis iPhone sexy, que vous pourrez utiliser pour communiquer sur le fait que vous &ecirc;tes un &eacute;diteur dans le coup, innovant, qui avance en marchant&#8230;&nbsp; Si vous voulez &ecirc;tres pr&ecirc;ts pour les changements qui s&#8217;annoncent, il ne suffit pas d&#8217;ouvrir un compte Twitter et de tenter de faire du buzz sur vos nouveaut&eacute;s, ni de moderniser votre site web, ni de sp&eacute;culer sur ce que ce sera LE terminal gagnant, liseuse ou tablette, ou LE mod&egrave;le &eacute;conomique dominant, t&eacute;l&eacute;chargement ou acc&egrave;s. Il ne suffira pas non de plus trouver le sous-traitant qui produira le moins cher possible le maximum de titres dans les formats qui vont bien.&#8221;</p>
<p>Le pas que Laura Dawson aimerait que les &eacute;diteurs aient tous d&eacute;j&agrave; fait aujourd&#8217;hui, de sorte que l&#8217;annoncer comme extraordinaire n&#8217;aurait plus aucun sens, c&#8217;est simplement d&#8217;int&eacute;grer au c&oelig;ur de leur m&eacute;tier, ce qui rend possible la publication num&eacute;rique de leurs titres, sous le plus grand nombre de formes possibles, et la &#8220;d&eacute;couvrabilit&eacute;&#8221; de ces titres, quel que soit le choix des lecteurs en ce qui concerne leur terminal de lecture , et quel que soit le mode de commercialisation choisi pour ces titres.</p>
<p>Un process de production bas&eacute; sur XML, c&#8217;est la premi&egrave;re chose qu&#8217;elle &eacute;voque spontan&eacute;ment. Je ne vais pas r&eacute;expliquer<a href="http://toc.oreilly.com/startwithxml/"> ce que c&#8217;est</a>, rappeler seulement qu&#8217;il s&#8217;agit de repenser la cha&icirc;ne de production du livre, en tenant pour acquis que plus on anticipe en amont sur la possibilit&eacute; qu&#8217;un projet &eacute;ditorial sera susceptible d&#8217;&ecirc;tre publi&eacute; sous diff&eacute;rentes formes, en proposant aux diff&eacute;rents intervenants des outils conviviaux permettant de s&eacute;parer la forme et le contenu, de produire le plus t&ocirc;t possible des m&eacute;tadonn&eacute;es permettant d&#8217;isoler et d&#8217;identifier les diff&eacute;rents fragments qui composent un livre, plus on ouvre l&#8217;avenir du livre en question, (livre pris ici au sens d&#8217;&oelig;uvre), lui permettant tout &agrave; la fois de devenir un livre imprim&eacute;, un livre num&eacute;rique dans un format X ou Y,&nbsp; une application, ou d&#8217;alimenter une base de donn&eacute;es qui elle-m&ecirc;me permet de construire un service en ligne.</p>
<p>Le second &eacute;l&eacute;ment dont Laura d&eacute;plore qu&#8217;il demeure aujourd&#8217;hui quelque chose que l&#8217;on mentionne comme un effort remarquable, c&#8217;est le fait pour une maison d&#8217;&eacute;dition de se doter d&#8217;un <a href="http://digitalassetmanagement.org.uk">DAM</a>, ou Digital Asset Management system. C&#8217;est d&eacute;j&agrave; le cas pour quelques groupes d&#8217;&eacute;dition, mais c&#8217;est encore loin d&#8217;&ecirc;tre le cas g&eacute;n&eacute;ral. L&#8217;id&eacute;e est simple, celle de rassembler sur un serveur central auquel peuvent acc&eacute;der tous les utilisateurs qui ont besoin de le faire,&nbsp; selon un syst&egrave;me d&#8217;autorisations param&eacute;trable, l&#8217;ensemble des &eacute;l&eacute;ments num&eacute;riques qui concourent &agrave; la fabrication d&#8217;un projet &eacute;ditorial&nbsp;: texte, images, couvertures, PDF imprimeur, versions num&eacute;riques dans diff&eacute;rents formats. Un syst&egrave;me d&#8217;archivage centralis&eacute;,&nbsp; qui ne se contente pas de stocker la version d&eacute;finitive du livre assembl&eacute;, mais aussi tous les &eacute;l&eacute;ments qui le composent, dans les diff&eacute;rents formats. Pensez &agrave; votre propre disque dur, et aux soucis que vous vous cr&eacute;ez &agrave; vous-m&ecirc;mes lorsque vous manquez parfois de rigueur dans le nommage ou le classement de vos fichiers, pensez &agrave; vos h&eacute;sitations (est-ce bien la version d&eacute;finitive<span class="fine">&nbsp;</span>? qu&#8217;ai-je fait de la version pr&eacute;c&eacute;dente<span class="fine">&nbsp;</span>? D&#8217;o&ugrave; sort cette image, est-ce que je l&#8217;ai quelque part dans une meilleure d&eacute;finition<span class="fine">&nbsp;</span>? ) et multipliez cela par le nombre d&#8217;intervenants des diff&eacute;rents projets qui occupent une maison d&#8217;&eacute;dition qui publie plusieurs dizaines de titres chaque ann&eacute;e. La mise en place d&#8217;un DAM n&eacute;cessite un accompagnement important afin que les utilisateurs comprennent son utilit&eacute; et acceptent de se plier aux proc&eacute;dures qu&#8217;il faut n&eacute;cessairement respecter pour qu&#8217;il soit convenablement aliment&eacute;. C&#8217;est un projet structurant, mais qui permet une bien meilleure ma&icirc;trise de ce qui fait toute la richesse d&#8217;une maison d&#8217;&eacute;dition&nbsp;: les livres qu&#8217;elle est en train de publier, et ceux qu&#8217;elle a d&eacute;j&agrave; publi&eacute;s. La seconde vie d&#8217;un livre d&eacute;j&agrave; publi&eacute; est infiniment plus facile &agrave; envisager, ou l&#8217;utilisation d&#8217;&eacute;l&eacute;ments de ce livre pour cr&eacute;er un nouveau projet, si l&#8217;ensemble des &eacute;l&eacute;ments qui le composent est accessible en quelques clics. Et la publication des nouveaut&eacute;s s&#8217;en trouve &eacute;galement facilit&eacute;e, le DAM permettant des &eacute;changes r&eacute;gl&eacute;s entre les diff&eacute;rents intervenants qui contribuent &agrave; la publication, internes ou externes.</p>
<p>Troisi&egrave;me exemple cit&eacute; par Laura Dawson, les <a href="http://www.booknetcanada.ca/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=153&amp;Itemid=407">m&eacute;tadonn&eacute;es</a>. Oui, Laura aimerait bien que le fait d&#8217;accorder la plus grande importance aux m&eacute;tadonn&eacute;es de ses livres, &agrave; la mani&egrave;re dont elles sont structur&eacute;es, ne figure plus jamais dans le programme d&#8217;une conf&eacute;rence sur le livre num&eacute;rique. Elle r&ecirc;ve que cela soit fait, naturellement, que tous les &eacute;diteurs aient compris que sans m&eacute;tadonn&eacute;es convenablement renseign&eacute;es et structur&eacute;es, le livre qu&#8217;ils publient peut &ecirc;tre fantastique, leurs efforts pour le promouvoir exceptionnel, ce livre n&#8217;a que tr&egrave;s peu de chances d&#8217;acqu&eacute;rir et encore moins de conserver de la visibilit&eacute; sur le web, ratant d&eacute;finitivement et irr&eacute;m&eacute;diablement l&#8217;attention de ses lecteurs potentiels, ceux d&#8217;aujourd&#8217;hui ou de demain.</p>
<p>Mettre en place un processus de production permettant de structurer les projets &eacute;ditoriaux le plus en amont possible, disposer d&#8217;une gestion centralis&eacute;e de l&#8217;ensemble des fichiers qui entrent dans la composition des ouvrages, accorder le plus grand soin &agrave; la qualit&eacute; de ses m&eacute;tadonn&eacute;es&nbsp;: cela devrait &ecirc;tre banal. On ne devrait plus s&#8217;en &eacute;tonner. Cela n&#8217;a rien de tr&egrave;s excitant &agrave; priori, c&#8217;est du travail qui se fait ici et l&agrave;, silencieusement, avec l&#8217;implication de nombreux acteurs, ceux qui consentent les investissements n&eacute;cessaires, ceux qui &eacute;tudient et choisissent les solutions techniques, ceux qui mettent en place et d&eacute;veloppent, ceux qui accompagnent le d&eacute;ploiement, et enfin ceux, les plus nombreux, qui acceptent les changements dans leur mani&egrave;re de travailler.</p>
<p>Cela n&#8217;a rien de s&eacute;duisant, cela ne fait pas la une des hebdos, cela ne rameute pas les foules, cela ne pr&ecirc;te pas &agrave; la controverse, c&#8217;est juste du travail qui doit &ecirc;tre fait. Pour &ecirc;tre pr&ecirc;ts. Pour qu&#8217;on n&#8217;en parle plus dans les conf&eacute;rences.</p>
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		<title>Invités d&#8217;honneur</title>
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		<pubDate>Fri, 14 May 2010 10:30:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie Clayssen</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[TICE]]></category>

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		<category><![CDATA[la vie numérique]]></category>

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		<category><![CDATA[éducation]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette ann&#233;e, la France est l&#8217;invit&#233; d&#8217;honneur de la foire du livre de S&#233;oul, et le BIEF (Bureau International de l&#8217;Edition Fran&#231;aise) m&#8217;a demand&#233; de participer aux journ&#233;es professionnelles organis&#233;es &#224; cette occasion.
J&#8217;ai donc fait le d&#233;placement, pour intervenir au sujet des enjeux du num&#233;rique dans l&#8217;&#233;dition, en duo avec un repr&#233;sentant de l&#8217;Association des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-725" style="margin: 10px;" title="untitled-0-00-02-13" src="http://www.archicampus.net/wordpress/wp-content/untitled-0-00-02-13-300x168.jpg" alt="untitled-0-00-02-13" width="234" height="131" />Cette ann&eacute;e, la France est l&#8217;invit&eacute; d&#8217;honneur de la foire du livre de S&eacute;oul, et le <a href="http://www.bief.org/">BIEF</a> (Bureau International de l&#8217;Edition Fran&ccedil;aise) m&#8217;a demand&eacute; de participer aux journ&eacute;es professionnelles organis&eacute;es &agrave; cette occasion.</p>
<p>J&#8217;ai donc fait le d&eacute;placement, pour intervenir au sujet des enjeux du num&eacute;rique dans l&#8217;&eacute;dition, en duo avec un repr&eacute;sentant de l&#8217;Association des Publications Num&eacute;riques de Cor&eacute;e, M. Chang Di Young. Bien qu&#8217;il m&#8217;arrive de plus en plus souvent de me livrer &agrave; cet exercice, je m&#8217;y pr&eacute;pare toujours avec le m&ecirc;me soin, retouchant mes slides jusqu&#8217;&agrave; la derni&egrave;re minute, soucieuse de pr&eacute;senter le plus clairement possible la mani&egrave;re dont les &eacute;diteurs fran&ccedil;ais abordent les questions touchant au num&eacute;rique, les d&eacute;fis auxquels ils sont confront&eacute;s, et les changements que cela implique dans leur mani&egrave;re de travailler.</p>
<p>Dans le salon lui-m&ecirc;me, une petite all&eacute;e de stands montrant des liseuses, dont la liseuse Samsung.&nbsp; Je discute un moment avec un repr&eacute;sentant de IN3tech, ( InCube Technologies), un prestataire proposant aux &eacute;diteurs ses services pour la num&eacute;risation et l&#8217;int&eacute;gration de leur catalogue dans la librairie que Samsung met en place pour ses smartphones et sa nouvelle liseuse. Comme nous &eacute;changeons nos cartes (&agrave; la mani&egrave;re cor&eacute;enne&nbsp;: tenir la carte &agrave; deux mains et s&#8217;incliner l&eacute;g&egrave;rement), il voit le nom du groupe qui m&#8217;emploie et tilte imm&eacute;diatement, me parlant de vid&eacute;o, de YouTube, et je comprends qu&#8217;il a vu le film &#8220;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=aK75RSQBZYs&amp;feature=channel">Possible ou Probable</a>&#8221; r&eacute;alis&eacute; par Editis il y a quelques ann&eacute;es. Il appelle ses coll&egrave;gues pour leur montrer le logo sur ma carte, et tous me font part de leur enthousiasme pour ce film, et je suis oblig&eacute;e malheureusement de leur dire qu&#8217;il a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute; avant que je n&#8217;arrive dans le groupe, et oui, je ne peux m&#8217;attribuer aucun m&eacute;rite &agrave; propos de ce film que Bob Stein, plusieurs ann&eacute;es apr&egrave;s sa sortie, avait signal&eacute; &agrave; nouveau, lui redonnant visibilit&eacute;.</p>
<p>J&#8217;assiste &eacute;galement &agrave; l&#8217;intervention d&#8217;Hugues Jallon, Directeur Editorial de <a href="http://www.editionsladecouverte.fr/">La D&eacute;couverte</a>, qui fait une tr&egrave;s belle synth&egrave;se sur l&#8217;&eacute;dition de Sciences Humaines, abordant la question de mani&egrave;re th&eacute;matique et en citant et resituant de nombreux titres et auteurs, dans le champ &eacute;conomique, dans celui du politique et celui de l&#8217;environnement. Aupr&egrave;s de lui, deux &eacute;diteurs de Sciences Humaines cor&eacute;ens, deux &eacute;diteurs v&eacute;ritables, passionn&eacute;s, qui dirigent des petites maisons d&#8217;&eacute;dition, expliquent l&#8217;extr&ecirc;me difficult&eacute; qu&#8217;il y a &agrave; trouver des traducteurs fran&ccedil;ais-cor&eacute;en capables de traduire de la philosophie ou de la sociologie de haut niveau. Il racontent aussi, de mani&egrave;re assez dr&ocirc;le, leurs difficult&eacute;s &agrave; trouver des soutiens financiers, expliquant que lorsqu&#8217;ils essaient d&#8217;int&eacute;resser des industriels (ils citent l&#8217;exemple de Hyunda&iuml;, qui sponsorisent sans probl&egrave;me &agrave; coup de milliards- en won, le milliard est assez vite atteint, c&#8217;est environ 8750 euros - des clubs de sport, mais refusent ne serait-ce&nbsp; que de recevoir ou regarder leurs livres&#8230; Il n&#8217;est pas facile, donc, de faire circuler la pens&eacute;e fran&ccedil;aise, mais certains s&#8217;y emploient avec une &eacute;nergie et une passion qui font plaisir &agrave; voir, sans se d&eacute;courager, ne se r&eacute;signant pas &agrave; ce que les Cor&eacute;ens pensent que rien ne s&#8217;est pass&eacute; chez nous depuis le structuralisme et les auteurs de la &#8220;French Theory&#8221;.</p>
<p>Tr&egrave;s peu de temps pour d&eacute;couvrir la ville, m&ecirc;me en se levant tr&egrave;s t&ocirc;t (facile avec le d&eacute;calage horaire&#8230;).&nbsp; Retrouv&eacute; Hugues Jallon ce matin pour prendre&nbsp; le m&eacute;tro &agrave; la premi&egrave;re heure. Nous quittons le quartier o&ugrave; a lieu la foire, quartier r&eacute;cent d&eacute;di&eacute; au business, grandes avenues bord&eacute;es de tours, mais dont les rues transversales r&eacute;v&egrave;lent des surprises&nbsp;: vous tournez au coin de la rue et l&#8217;&eacute;chelle change brutalement, un fouillis de petites constructions, des restaurants bon march&eacute;, une ambiance tr&egrave;s diff&eacute;rente de celle de l&#8217;avenue qui n&#8217;est qu&#8217;&agrave; vingt m&egrave;tres.</p>
<p>Nous avons ensuite march&eacute; plus de trois heures, le plan &agrave; la main, nous rep&eacute;rant gr&acirc;ce aux b&acirc;timents, et r&eacute;ussi &agrave; trouver notre chemin jusqu&#8217;au palais <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Deoksugung">Deoksugung</a>, l&#8217;un de ces lieux qui permettent d&#8217;&eacute;prouver un sentiment d&#8217;architecture, cette &eacute;motion particuli&egrave;re et rare que l&#8217;on &eacute;prouve en voyant certains b&acirc;timents, sans pouvoir toujours analyser d&#8217;o&ugrave; il provient&nbsp;: l&#8217;&eacute;chelle<span class="fine">&nbsp;</span>? le rapport entre les vides et les pleins<span class="fine">&nbsp;</span>? la disposition des b&acirc;timents, les couleurs, les mat&eacute;riaux<span class="fine">&nbsp;</span>?</p>
<p>Il faudrait bien plus de temps, &eacute;videmment, pour se faire une id&eacute;e de cette ville immense, et tel n&#8217;est pas, bien s&ucirc;r l&#8217;objet de notre voyage. Il prend fin, d&#8217;ailleurs, et demain, onze heures d&#8217;avion m&#8217;attendent, et n&#8217;oublie pas, mon ch&eacute;ri, de venir me chercher &agrave; l&#8217;a&eacute;roport (c&#8217;est un test, pour savoir si oui ou non mon amoureux lit mon blog comme il le pr&eacute;tend&#8230;)</p>
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		<title>Réviser sa géographie</title>
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		<pubDate>Fri, 07 May 2010 22:02:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie Clayssen</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[la vie numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme je twittais en direct depuis la table ronde &#224; laquelle je participais aujourd&#8217;hui &#224; Tallinn, en Estonie, &#224; l&#8217;occasion de la foire du livre Balte, Christine G&#233;nin, qui anime l&#8217;excellent blog lignes de fuite,&#160; indiquait sur Twitter qu&#8217;elle avait du chercher sur Google pour localiser pr&#233;cis&#233;ment Tallinn sur la carte. Et moi de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme je twittais en direct depuis la table ronde &agrave; laquelle je participais aujourd&#8217;hui &agrave; Tallinn, en Estonie, &agrave; l&#8217;occasion de la foire du livre Balte, Christine G&eacute;nin, qui anime l&#8217;excellent blog <a href="http://christinegenin.fr/lignesdefuite/">lignes de fuite</a>,&nbsp; indiquait sur Twitter qu&#8217;elle avait du <a href="http://bit.ly/cosRyB">chercher sur Google</a> pour localiser pr&eacute;cis&eacute;ment Tallinn sur la carte. Et moi de la rassurer, en disant que j&#8217;&eacute;tais #nulleengeomoiaussi, et que j&#8217;avais du faire de m&ecirc;me en recevant l&#8217;invitation.</p>
<p>Arriv&eacute;e hier soir dans cette ville, au bord de la mer Baltique, &agrave; 2h30 de ferry de la Finlande, et &agrave; 400km de St Petersbourg. Ce matin, une table ronde (en trois sessions successives ) r&eacute;unissait des intervenants estoniens, lettons, allemands et fran&ccedil;ais, l&#8217;&eacute;v&eacute;nement ayant &eacute;t&eacute; port&eacute; conjointement par les repr&eacute;sentations allemandes et fran&ccedil;aises &agrave; Tallinn.</p>
<p>J&#8217;ai retrouv&eacute; ici Samuel Petit et Denis Lefebvre, d&#8217;<a href="http://www.actialuna.com/Actialuna/Actialuna_FR_Accueil.html">Actialuna</a>, d&eacute;j&agrave; crois&eacute;s dans des bookcamps et &agrave; des r&eacute;unions organis&eacute;es par Cap Digital, ainsi qu&#8217;un professeur de lettres de Nancy, Blandine Hombourger, venue t&eacute;moigner de son usage des manuels num&eacute;riques et de l&#8217;ENT dans le coll&egrave;ge o&ugrave; elle enseigne, qui utilise TBI et ordinateurs portables. R&eacute;my Gimazane, du Minist&egrave;re de la Culture, parlait du droit d&#8217;auteur et expliquait le projet fran&ccedil;ais de num&eacute;risation des &oelig;uvres &eacute;puis&eacute;s, projet tr&egrave;s proche de celui qui devrait se mettre en place en Allemagne, que nous pr&eacute;sentait Jessica S&auml;nger, juriste attach&eacute;e au B&ouml;senverein.</p>
<p>L&#8217;objectif &eacute;tait d&#8217;aborder diff&eacute;rents aspects du num&eacute;rique dans l&#8217;&eacute;dition, ce qui explique la grande vari&eacute;t&eacute; des intervenants, responsables de biblioth&egrave;ques, sp&eacute;cialistes du droit d&#8217;auteur, repr&eacute;sentants du monde de l&#8217;&eacute;dition et de l&#8217;enseignement.</p>
<p>Curieusement, alors que l&#8217;Estonie est tr&egrave;s en avance en ce qui concerne la g&eacute;n&eacute;ralisation de l&#8217;acc&egrave;s &agrave; internet et l&#8217;usage du web (ici, on peut voter en ligne ou via t&eacute;l&eacute;phone mobile), l&#8217;&eacute;dition num&eacute;rique en est encore &agrave; ses balbutiements. Alors qu&#8217;on trouve pratiquement partout, je l&#8217;ai v&eacute;rifi&eacute; dans chacun des lieux o&ugrave; je suis pass&eacute;e,&nbsp; une connexion wifi imm&eacute;diate et graduite, &agrave; l&#8217;h&ocirc;tel, au centre de conf&eacute;rence, mais aussi dans le premier caf&eacute; venu ou dans une librairie, certains services comme iTunes ne sont pas disponibles en Estonie. Une diff&eacute;rence aussi, quand les estoniens &eacute;voquent les r&eacute;seaux sociaux, ils mentionnent Facebook mais aussi <a href="http://www.orkut.com/Signup">Orkut</a>, qui n&#8217;est pratiquement pas utilis&eacute; en France.</p>
<p>Denis Duclos,&nbsp;Conseiller de Coop&eacute;ration et d&#8217;Action Culturelle et Directeur du <a href="http://www.ccf.ee/tid-/fra">Centre Culturel Fran&ccedil;ais</a>, qui a port&eacute; ce projet avec le <a href="http://www.goethe.de/ins/ee/tal/deindex.htm">Goethe Institut</a>, nous a accueilli tr&egrave;s chaleureusement, et a su nous communiquer son int&eacute;r&ecirc;t pour ce pays du bout de l&#8217;Europe, o&ugrave; se m&ecirc;lent les influences russe, allemande et nordique. La langue estonienne, qu&#8217;il apprend, n&#8217;est pas une langue indo-europ&eacute;enne, mais une langue<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Langues_finno-ougriennes"> finno-ougrienne</a>.</p>
<p>Il m&#8217;aura manqu&eacute; 48h pour faire un saut &agrave; Helsinki, ou visiter le <a href="http://www.panoramio.com/photo/474671">KUMU</a>, le nouveau mus&eacute;e construit par l&#8217;architecte finlandais <a href="http://www.arkva.fi/index.html">Pekka Vapaavuori</a>. Les Finlandais sont nombreux &agrave; venir &agrave; Tallinn le week-end, pour y consommer de l&#8217;alcool, dont l&#8217;usage est moins r&eacute;glement&eacute; ici qu&#8217;en Finlande, et fr&eacute;quenter les spas dont le prix est moins &eacute;lev&eacute; qu&#8217;&agrave; Helsinki.</p>
<p>J&#8217;ai affront&eacute; la temp&ecirc;te pour vous rapporter quelques images un peu tremblantes du vieux Tallinn, histoire de vous mettre dans l&#8217;ambiance. (Le vent fait un sale bruit dans le micro de ma petite cam&eacute;ra.)</p>
<p><object width="500" height="280" data="http://www.youtube.com/v/ZTpj45yG2vk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ZTpj45yG2vk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
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		<title>à propos de Craig Mod</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 13:07:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie Clayssen</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[la vie numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Hubert Guillaud, sur La Feuille,&#160; attire notre attention sur cet article de Craig Mod, et j&#8217;ai envie moi aussi d&#8217;y faire &#233;cho ici. Pour mettre en avant d&#8217;autres remarques de Craig qui me semblent &#233;galement pertinentes. Et pour partager avec vous une de ces petites d&#233;couvertes que nous r&#233;serve parfois le web.
Craig Mod poss&#232;de un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hubert Guillaud, sur <a href="http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2010/04/25/les-liseuses-que-nous-voulons/#xtor=RSS-32280322">La Feuille</a>,&nbsp; attire notre attention sur cet article de Craig Mod, et j&#8217;ai envie moi aussi d&#8217;y faire &eacute;cho ici. Pour mettre en avant d&#8217;autres remarques de Craig qui me semblent &eacute;galement pertinentes. Et pour partager avec vous une de ces petites d&eacute;couvertes que nous r&eacute;serve parfois le web.</p>
<p>Craig Mod poss&egrave;de un iPad, et il est fort m&eacute;content de la qualit&eacute; de lecture que lui proposent les deux applications qu&#8217;il cite, iBooks et Kindle.app. Ce n&#8217;est pas le terminal qui est en jeu ici&nbsp;: il n&#8217;a rien &agrave; reprocher &agrave; la qualit&eacute; de l&#8217;&eacute;cran, ni au poids du iPad.&nbsp; Non, ce qui ne va pas, c&#8217;est ce qu&#8217;il a sous les yeux&nbsp;: des textes mal pr&eacute;sent&eacute;s, comme si le savoir faire en mati&egrave;re de mise en page avait &eacute;t&eacute; oubli&eacute;, comme si, en abandonnant l&#8217;encre et le papier, on abandonnait aussi toute exigence en mati&egrave;re de traitement du texte &eacute;crit. Il d&eacute;plore ce sur quoi beaucoup d&#8217;autres se p&acirc;ment&nbsp;: la m&eacute;taphore du livre &agrave; laquelle les d&eacute;veloppeurs du lecteur iBook se sont soigneusement attach&eacute;s, cherchant &agrave; offrir une exp&eacute;rience qui simule le plus finement possible l&#8217;exp&eacute;rience de manipulation d&#8217;un ouvrage imprim&eacute;. R&eacute;sultat, pour faire de la place &agrave; cette m&eacute;taphore, une partie de l&#8217;&eacute;cran ne sert qu&#8217;&agrave; abriter le graphisme imitant des pages empil&eacute;es les unes sur les autres, imitant sans aucune autre raison que celle de rappeler ce qui a disparu, le relief du livre, la d&eacute;clivit&eacute; des pages enserr&eacute;e dans la reliure, et jusqu&#8217;&agrave; cet effet, d&eacute;j&agrave; vu sur le web sur de nombreux feuilleteurs, de la page qui s&#8217;enroule et se tourne, petite performance infographique qui en jette toujours, qui produit son effet la premi&egrave;re fois qu&#8217;on la voit. Tous les efforts se sont concentr&eacute;s sur la restitution de l&#8217;objet disparu (le kitsch qui en r&eacute;sulte est d&eacute;taill&eacute; abondamment&nbsp; dans le billet des designers d&#8217;Information Architect&#8217;s inc intitul&eacute; &#8220;<a href="http://informationarchitects.jp/designing-for-ipad-reality-check/">Designing for iPad&nbsp;: Reality Check</a>&#8221; ) et absolument pas sur la qualit&eacute; de l&#8217;exp&eacute;rience de lecture, pas sur le texte, sur le d&eacute;tail de sa pr&eacute;sentation, l&#8217;hyph&eacute;nation,&nbsp; le traitement des veuves et des orphelines (termes parfaitement bien expliqu&eacute;s dans ce <a href="http://marcautret.free.fr/sigma/pratik/typo/veuves/index.php">billet de Marc Autret</a>.)</p>
<p>Hubert insiste &eacute;galement, au grand dam de ses premiers commentateurs, sur l&#8217;autre remarque de Craig Mod concernant l&#8217;absence d&#8217;exploitation par ces applications de lecture des m&eacute;tadonn&eacute;es des livres. M&ecirc;me si, et on en a souvent discut&eacute; avec Hubert, je suis plut&ocirc;t une lectrice solitaire, un brin sauvage, et que j&#8217;ai plus envie d&#8217;un t&ecirc;te &agrave; t&ecirc;te avec le texte que d&#8217;un acc&egrave;s aux traces de lecture des autres lecteurs, je con&ccedil;ois que ces fonctionnalit&eacute;s ont leur int&eacute;r&ecirc;t&nbsp;: pour certaines lectures, pour des lecteurs ne partageant pas ce d&eacute;sir d&#8217;intimit&eacute; exclusive avec le texte qu&#8217;ils sont en train de lire.</p>
<p>Une certitude, l&#8217;informatisation de nos lectures autorise de nombreuses formes de suivi de celles-ci, de &#8220;pistage&#8221; pour traduire litt&eacute;ralement le terme &#8220;tracking&#8221;, et ces donn&eacute;es peuvent effectivement &ecirc;tre partag&eacute;es, de lecteur &agrave; lecteur. Elles int&eacute;ressent &eacute;galement au plus au point tous ceux pour qui toute information pr&eacute;cise sur nos habitudes est une mati&egrave;re premi&egrave;re, celle qui permet&nbsp; &agrave; un marketing qui tente de segmenter de plus en plus finement le peuple des consommateurs de cibler pr&eacute;cis&eacute;ment les acheteurs potentiels de tel ou tel produit. Certains vont jusqu&#8217;&agrave; imaginer que ces donn&eacute;es (o&ugrave; s&#8217;arr&ecirc;tent les lecteurs dans leur lecture, sur quelle page ont-ils but&eacute;, quel passage ont-ils saut&eacute;, quels retours en arri&egrave;re ont-ils effectu&eacute;&#8230;) puisse intervenir dans la fabrication des bestsellers, un peu comme ce qui s&#8217;observe &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision&nbsp;: si le spectateur n&#8217;est pas happ&eacute; par l&#8217;action dans les trois premi&egrave;res minutes, il va zapper, si celle-ci se trouve ralentie, il va zapper, aussi l&#8217;&eacute;criture des sc&eacute;nari de s&eacute;rie devient-elle toujours plus rapide, spectaculaire, au risque d&#8217;observer de v&eacute;ritables tics dans les figures narratives propos&eacute;es aujourd&#8217;hui.</p>
<p>La disponibilit&eacute; potentielle de ces donn&eacute;es pose en premier lieu la question de la protection de la vie priv&eacute;e, car elles ont &eacute;videmment un int&eacute;r&ecirc;t commercial plus fort si elles ne sont pas anonymis&eacute;es. Elle interroge aussi la nature des &eacute;changes culturels, le risque, &agrave; toujours se voir propos&eacute; ce qui est susceptible de nous plaire, d&#8217;enfermer petit &agrave; petit chaque lecteur dans une niche douillette correspondant &agrave; ses centres d&#8217;int&eacute;r&ecirc;t initiaux, et une difficult&eacute; &agrave; se confronter &agrave; l&#8217;inconnu, &agrave; s&#8217;exposer aux divines suprises, &agrave; acc&eacute;der &agrave; ce qui est &eacute;tranger, nouveau et&nbsp; souvent d&eacute;concertant au premier abord.</p>
<p><img class="alignleft" style="margin: 10px;" src="http://s3.amazonaws.com/ksr/photos/1164/artspacetokyo-cover_large-700x466.little.jpg" alt="" width="200" height="150" />&Agrave; propos de Craig Mod, j&#8217;ai retrouv&eacute; ailleurs sa trace sur le web&nbsp;: sur un site qui permet &agrave; des particuliers de financer des projets, nomm&eacute; <a href="http://www.kickstarter.com/">kickstarter</a>. Le <a href="http://www.kickstarter.com/projects/1790732155/art-space-tokyo-ipad-edition-hardcover-reprint?pos=5&amp;ref=recommended">projet de Craig Mod</a> est la r&eacute;&eacute;dition d&#8217;un ouvrage qu&#8217;il a co&eacute;crit avec Ashley Rawlings nomm&eacute;&nbsp; &#8220;Art Space Tokyo&#8221;, r&eacute;&eacute;dition sous forme imprim&eacute;e et nouvelle &eacute;dition sous forme num&eacute;rique.&nbsp; Le principe du site est simple&nbsp;: chacun expose son projet, et indique la somme qu&#8217;il a besoin de r&eacute;unir&nbsp; ainsi qu&#8217;une date butoir pour le d&eacute;marrer. Les donateurs ne sont d&eacute;bit&eacute;s que si la somme plancher est atteinte &agrave; la date indiqu&eacute;e. Craig et ses associ&eacute;s avaient indiqu&eacute; qu&#8217;ils avaient besoin de 15 000$ avant le 1er mai, la somme est d&eacute;j&agrave; d&eacute;pass&eacute;e de plus de 4000$, aussi verrons-nous bient&ocirc;t ce &#8220;Art Space Tokyo&#8221;, et pourrons-nous tester sa version iPad, qui, nous dit Craig, devrait mettre en pratique ses observations concernant la lecture sur iPad.</p>
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