Jeff via Joe via Hubert via Clement

Une petite traduction (pour only french readers ou pour les feignants) du court texte cité sur Remolino, extrait d’une interview de Jeff Gomez, l’auteur de «  Print is dead  », livre découvert par La Feuille. (Ainsi se déploie la bouquinosphère, et elle ondule joliment sur le web… non, vous ne trouvez pas ?)

«  Tout d’abord, et principalement, les éditeurs doivent cesser de penser qu’ils sont dans le business du livre. (Les seuls dont le business est le livre sont les imprimeurs). Les éditeurs doivent par contre prendre conscience qu’ils sont dans le business des idées. Et une fois qu’ils se seront mis dans le crâne ces réalités, ils s’apercevront qu’un monde numérique leur offre plus d’opportunités que de limitations, et que le monde de l’électronique n’est pas la fin de l’invention de Gutenberg, mais au contraire sa plus récente amélioration.  »

Business des idées ? Pour certains, business est un gros mot. Pour d’autres, le gros mot c’est idées.

10 réflexions au sujet de « Jeff via Joe via Hubert via Clement »

  1. Clément Laberge

    Et si c’étaient deux gros mots ? L’un n’empêche pas l’autre ! ;-)

    Et sur le business des idées… il y a Lawrence Lessig qui nous attend gentillement en embuscade avec Creative Commons.

    Sa présentation à TED Talks était remarquable. À voir. 20 minutes remarquablement ficellées :

    http://www.opossum.ca/guitef/archives/003861.html

    C’est tout un défi, un challenge, un plaisir éreintant d’être dans le business des idées en 2007. Vous ne trouvez pas ?

    Un très beau défi en tout cas.

  2. Virginie Clayssen Auteur de l’article

    Si, si je trouve, bien sûr, sinon, je ne me serais pas embêtée à traduire ce passage, voyez vous :) Mais je résiste rarement à la tentation de jouer avec les mots. Comme je suis un peu éreintée, par tout ce business d’idées et toutes ces idées de business, je m’en vais dormir un peu maintenant, et puis demain je regarderai Lawrence Lessig… Merci pour le lien.

  3. Aldus

    il y a longtemps que les imprimeurs ne sont plus exclusivement dans le business du livre, c’est aussi le problème si le business du print au sens large (magazines, presse, affichage, publicité papier) est de moins en moins rentable ; je vois des groupes papetiers comme StoraEnso par exemple en grande difficulté, peut-être qu’en effet, un jour avoir un livre sera devenu un luxe !

  4. Jean-Claude Moissinac

    Dans le business des idées, le copyright et le brevet logiciel ont des choses en commun, notamment d’offrir une rente à ceux qui en sont détenteurs et de restreindre la création par imitation et transformation. Déjà, de nombreuses réussites du logiciel libre montrent qu’une activité économique peut se construire sur la libre diffusion de la matériélisation d’idées. Certains tentent de casser cett dynamique avec les brevets logiciels.
    La conférence de Lawrence Lessig est vraiment passionante sur l’expression de cette (r)évolution plus générale dans l’univers des idées, de leur matérialisation et de leur circulation.

  5. Ping : VideoToile » Blog Archive » Logiciel libre, Creative Commons… une révolution en marche dans le domaine des idées

  6. Piero de Belleville

    mon maître (un homme charmant, qui avait lu Mauss -pas la nouvelle préface de madame Weber cependant -mais elle aussi est charmante) avait coutume de dire «  les affaires sont les affaires «  business is business business to business b2b etc… c’est à cause de l’argent : sur le tiers-livre une contribution de mademoiseelle emmery fait part de pensées dues à pierre bergounioux qui m’importent plus (excusez-moi) que idées business qui sont tous les deux des mots assez gros pour faire rire… c’est juste mon idée du business. bon week

  7. Virginie Clayssen Auteur de l’article

    @Aldus : bien sûr, j’y pensais au moment où je traduisais, les imprimeurs n’impriment pas seulement des livres… Ai lu avec intérêt ton dernier post sur ton blog, pas eu le temps de commenter malheureusement.
    @Piero de Belleville : votre pseudo est très beau. Merci de m’avoir donné l’occasion de retourner sur les commentaires nouvellement réouverts de tiers-livre. Les pensées de P.Bergougnioux m’importent également cher Piero, comme celles de nombreux écrivains que j’aime, lis et admire. Je vous souhaite un bon week-end.

  8. Piero de Belleville

    merci du compliment
    piero c’est juste mon prénom ; et «  de belleville  » : c’est parce que c’est là que j’habite… pour le reste on va lire… amicalement

  9. Olivier Lefèvre

    Pour résoudre votre paradygme linguistique, une pirouette : si les maisons de «  disques  » s’étaient vues comme des maisons de ‘musiques’, auraient-elles mieux résisté à la vague numérique ?

    Je crois que oui…

  10. Alain Pierrot

    @Olivier

    Tout à fait,

    J’aimais jadis à rappeler la triste histoire de feues les éditions Chaix, dont le fonds de commerce était l’édition des horaires de relations ferroviaires à travers l’Europe. Faute de voir qu’ils vendaient bien autre chose que de l’encre sur du papier, à savoir un outil d’information pour faire des réservations de voyage, ils ont manqué l’avènement du Minitel et des réservations en direct.

    Ne pas confondre éditeur de livre (avec toutes les majuscules que vous pouvez souhaiter) et, par exemple, éditeur de littérature.

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