Podiobooks, des livres audio en podcast

Sur le site de Podiobooks, on retrouve de nombreux ingrédients discutés ici et là dans la bouquinosphère : gratuité, livre audio, licence Creative Commons, contenu généré par les utilisateurs…

Il s’agit d’un site qui diffuse des livres audio sous forme de podcasts. Les œuvres sont sous le régime Creative Commons. On peut les acquérir gratuitement. On est encouragé (argumentation ici) à faire une don (dont 75% du montant est reversé à l’auteur). Les titres sont évalués par les utilisateurs du site, avec 4 notations sous forme de nombres d’étoiles : qualité de l’enregistrement, qualité de la narration, qualité de l’écriture, qualité globale. Les visiteurs peuvent ajouter leurs commentaires sur la fiche de chaque titre.

Podiobooks propose également aux auteurs qui le souhaitent les services d’un speaker professionnel (18,75 $ pour mille mots), ainsi que l’enregistrement en studio (175 $ de l’heure), et le découpage en épisodes. Si vous voulez enregistrer vous-même votre texte, quelques conseils sont donnés sur le site, mais je conseillerais également la lecture des «  astuces pour la lecture publique«  , publiées aujourd’hui par François Bon.

Peut-être la fin de la guerre des formats pour le livre : et si c’était finalement le mp3 qui l’emportait ?

(repéré chez Joe Wikert)

7 réflexions au sujet de « Podiobooks, des livres audio en podcast »

  1. F

    alors tu es prête à ce qu’on lance une intégrale Saint-Simon mp3 sur teXtes ? (souvenir qu’on avait fait à Beaubourg, il y a 7 ou 8 ans, une intégrale Proust, à 50 lecteurs se relayant toutes les 45( de 15h à 21h, sauf le mardi!), il avait fallu 3 semaines : on nous avait dit à l’époque que ça prendrait trop de place sur les serveurs de tout archiver… on le dirait plus maintenant…

    pour ma part, toujours très réticent aux systèmes par petites étoiles…

  2. Virginie Clayssen Auteur de l’article

    @F : je te dirais bien «  chiche !  » pour une intégrale de Saint-Simon… .Trouver les lecteurs, les enregistrer, traiter les fichiers son, aménager un coin du blog pour accueillir tout ça. On ferait ça la nuit, parce que le jour je ne suis pas libre. Le matin je roupillerais peut-être un peu au bureau. Mes collègues diraient : chut, Virginie dort, c’est à cause de Saint-Simon, et s’échangeraient entre eux les fichiers mp3. Je proposerais un deal à Publie.net, pour co-produire un enregistrement des essais de Montaigne, et puis on retrouverait les zip des enregistrements de Proust, on passerait tout ça en mp3, on ferait un widget pour que ceux de la bouquinosphère puissent proposer de faire écouter des extraits des podcasts sur leurs blogs.

    Je n’aime pas non plus les notations par étoiles , je mets personnellement 0 étoile à ce système…

  3. F

    plus sérieusement, je n’arrive pas à saisir ce qui – sur le fond, le podcast semblant avoir le même mal à décoller que le marché CD – induit une telle différence entre ici et l’Allemagne ou l’Angleterre

    et quand bien même on commence à avoir des retours, ou constater sur les blogs début de migration de pratiques, comme se recopier une émission de Fr Culture pour le trajet métro train du matin ?

    à noter aussi l’apparition de petites machines (le Handy Zoom H4, dont le prix a encore baissé), avec 2 micros intégrés très potables, grande facilité d’emploi, et mp3 ou wav immédiatement transférable sur l’ordi (sans dénoncer personne, à peine la webmaster de Melico avait-elle repéré le mien que commençait la série de podcasts entretiens libraires !)

  4. Alain Pierrot

    , présent dans l’espace Lectures de dem@in au Salon du Livre, explore tous azimuts les possibilités de l’édition numérique (supports nomades, portabilité des publications, synchronisation de la visualisation de textes avec leur enregistrement (FollowText). Une entreprise à observer de près ?

    Il fut discuté ardemment du statut des audio-livres (œuvre originale ou avatar d’un titre imprimé ?, adaptation/extrait ou texte intégral ?, document ou création artistique ?, cession de droits tous supports ou encodage par encodage [MP3 ≠ CD]) au cours de la table ronde (organisée par Minh-Son N’Guyen) qui leur était consacrée vendredi 14, avec Gallimard Jeunesse, avec Paule DU BOUCHET, éditrice Gallimard jeunesse, Patrick FREMEAUX, président des éditions Frémeaux, Valérie LEVY-SOUSSAN, directrice d’Audiolib, Arnaud MATHON, fondateur de Livraphone et Edgar HADDAD, libraire.

  5. Virginie Clayssen Auteur de l’article

    @F : c’est vrai qu’aux Etats-Unis le livre audio est beaucoup plus utilisé qu’en France. Il s’en écoute beaucoup notamment en voiture, où peut-être les américains passent plus de temps que les français. Mais l’usage commence à s’installer ici, sinon il est peu probabale qu’ Hachette et Albin-Michel auraient créé ensemble Audiolib, ou que Immanens, dont parle Alain, se serait lancé.

    Concernant le podcast, c’est simplement une application à des fichiers audio du format RSS : cela permet de faire avec ces contenus audios ce que l’on fait avec les contenus textes des blogs et un agrégateur. Pour écouter France Q sur ton lecteur mp3, tu cliques sur «  écouter en Podcast  », et là en fait tu t’abonnnes au fil RSS de l’émission via iTunes. A chjaque fois que tu lances iTunes, il se connectera à ce flux et chargera les dernières émissions. Ne te restera qu’à synchroniser ton iPod, sachant qu’il existe d’autres lecteurs de fils RSS audio et d’autres lecteurs mp3 que ceux de la marque apple.

    Pour produire un podcast, il faut donc apprendre cette technique qui consiste à créer un flux RSS à partir de fichiers sons, et peut-être que la machine dont tu parles permet de le faire facilement…

  6. Vincenz

    Juste pour signaler que Random House et Penguin mettent leur livres audio à disposition sous format mp3. En France, Audiolib (Hachette, Albin Michel, France Loisirs) propose également des livres audio en mp3. Pour les livres audio la question ne se pose peut être plus. Mais pour les livres électroniques, je pense que tout reste ouvert.

  7. H.Clemente

    @F. Clin d’oeil. Le fameux Handy dont parle François est vraiment super. Cette possibilité de transférer quasi directement un son MP3 sur le blog : après avoir faire une retouche sous garage band (découpage, boostage du son ) ou audacity. Mais au delà , maniabilité et grande qualité des micros… Nous évite d’avoir recours au ancien Oympus avec micro cravate qui nous collait au corps de la personne rencontrée (premiers podcats maison mémorable).

    En ce qui concerne les livres audio, il me semble que des projets sont en cours côté gros médias …

    Hélène

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