Ils étaient à Ludovia

Cedric Montet et Brice Vercoustre, 44 ans à eux deux, se sont rencontrés au lycée, et n’ont pas attendu d’avoir terminé leurs études pour monter leur société. Ils ont créé Libcast, plateforme de création, d’hébergement et de diffusion de podcasts. Le podcasting, ou baladodiffusion (hmm… prendra ? prendra pas ?) intéresse de plus en plus le monde de l’enseignement. Plusieurs expérimentations ont été faites, consistant à équiper les élèves de lecteurs mp3 et à utiliser les lecteurs pour l’apprentissage des langues.

Et le podcasting, on l’a vu dans le post précédent, ne concerne pas seulement l’enseignement des langues. Est-ce que l’  »effet iPod  » peut jouer dans le secteur de l’éducation comme il a joué dans le grand public ? Le lecteur de mp3, peu importe sa marque, a l’effet immédiat de permettre à un utilisateur de bénéficier de la puissance du réseau et des avantages de la dématérialisation, sans devoir être rivé devant un ordinateur. (Il implique cependant un minimum d’apprentissages : comment se connecter à l’ordinateur, maîtriser le contenu du lecteur, se procurer des fichiers sons.) On obtient aussi un accès à quelque chose de très puissant, via un objet d’un maniement simple. A la différence des médias de flux traditionnels (radio, télé), les flux rss agrègent l’accès à des informations que l’utilisateur peut consulter au moment qu’il détermine. La télévision et la radio nous ont en partie dispensés de sortir de chez nous pour nous distraire ou nous informer : elles nous ont affranchi de la contrainte spatiale (pour peu qu’on apprécie les contenus qu’elles proposent, mais ceci est une autre question). Le podcast nous dispense de respecter un horaire particulier pour accéder à un contenu sonore ou vidéo : il nous affranchit de la contrainte horaire.

S’affranchir ainsi des contraintes spatiales et horaires présente pour l’enseignement de grands avantages. On sait que ces contraintes pèsent très fortement sur la vie scolaire, qu’elles sont partie intégrante de ce que l’on appelle la «  forme scolaire  » : un peu moins d’une heure de cours, avec un groupe d’une trentaine d’élèves , rassemblés dans une classe, à heure fixe, tout au long de l’année scolaire.

Et voilà cette petite machine qui pèse quelques grammes, avec son casque, et qui peut accompagner l’élève dans ses trajets, à son domicile. Il l’utilise certainement également à d’autres fins que l’écoute de textes en espagnol ou en anglais, mais elle lui permet déjà de prolonger le cours au delà du temps passé avec l’enseignant, au delà de la salle de classe, une fois franchie la grille du collège. Peut-être une manière discrète d’aller vers la «  cité éducative  » , de faire tomber des murs ?

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