Immersedition, fiction et interactivité

Basée à Dallas, la société Chafie Creative Group propose une application iPad nommée Immersedition, et déclare «  inaugurer un nouvau type d’applications de lecture interactive  ».

Le premier titre concerné est The Survivors,  d’Amanda Havard. Le livre comporte 300 points tactiles, qui permettent d’accéder à 500 fenêtres de contenu interactif insérées dans les pages du livre via des zones sensibles.

Chaque zone sensible révèle des éléments comme des précisions sur des faits historiques, des cartes (Google Maps), des photos, des vidéos, des profils de personnages qui diffèrent selon l’endroit où ils sont situés dans l’histoire. Il y a aussi trois bandes son originales, qui peuvent être lancée à des points clés. Il existe aussi des profils Twitter pour cinq des personnages, qui continuent de twitter et d’ajouter du contexte en contrepoint de l’histoire. Tous les contenus fonctionnent hors connexion, sauf les cartes et les fils Twitter.

Je suis  impatiente de connaître le destin de ce livre numérique interactif, de savoir s’il rencontre un succès, s’il plait suffisamment au public pour ne pas demeurer  – ce qui est souvent le cas de ce type d’objet – une  expérimentation, plus amusante à réaliser qu’à utiliser.

(via Gigaom)

4 réflexions au sujet de « Immersedition, fiction et interactivité »

  1. Alain Pierrot

    Rien de bien original, à part les éléments interactifs (Google Maps, et, plus intriguant, les fils Twitter).

    Une démonstration de plus du «  multimédia interactif  » tel qu’il a été esquissé dans les années 90 ?

    Ou bien une réelle création au service d’auteurs qui ont eu besoin d’étayer leur création par des illustrations ou annotations interactives ?

  2. Virginie Clayssen Auteur de l’article

    Assez d’accord, c’est pourquoi je demande : est-ce aussi intéressant à consulter et lire qu’à réaliser ? C’est en fait le souvenir que je garde de mon parcours dans le CD-Rom multimedia dans les années 90 : c’était vraiment fascinant de les concevoir et de les réaliser ces CD-Rom, intéressant aussi de les étudier et de les analyser, mais beaucoup moins drôle de les consulter ou les parcourir en tant que destinataire final.

    En ce qui concerne Twitter, une expérience de Penguin «  We tell stories  » avait proposé un univers fictionnel complètement porté par les médias sociaux, où l’histoire était entièrement déroulée via les blogs et comptes twitter, FlickR etc. des personnages. J’avais suivi l’affaire (qui a duré une semaine) et j’avais été assez impressionné par la puissance de suggestion du dispositif, auquel on se laissait prendre. (Suspension provisoire de l’incrédulité : tout le bonheur de la fiction.)

    Ensuite, il y a un intérêt bien sûr de permettre au lecteur de répondre à des questions qu’il se pose en lisant sans l’obliger à sortir de l’environnement de lecture (dates, lieux, personnages). Mais on est plutôt du côté d’un appareillage de notes sophistiqué que de l’interactivité véritable.

  3. Alain Pierrot

    Je pense que l’intrusion de la temporalité propre au fil Twitter, qui impose une présence réelle des auteurs/éditeurs, en interaction sans doute avec les lecteurs offre une piste intéressante, qui rapproche des arts du spectacle (performance, théâtre, plus que lecture immersive dans une fiction) — ou plus probablement de l’univers des jeux en ligne, avec leurs chats, et leurs animateurs.

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