Penguin adopte le format epub

Dans un article qui nous fait part des dernières nouvelles du numérique chez quelques éditeurs, le blog  Persona Non Data annonce l’adoption du format epub (celui de l’IDPF) par Penguin. Un pas de plus pour ce format vers ce qu’il a vocation à devenir : le format standard pour la publication numérique.
Les autres  nouvelles ?

- Le feuilletage en ligne rendu accessible, via un widget,  pour 5000 ouvrages chez Random House. PND souligne que Random s’est doté depuis quelques années d’un Digital Warehouse («  entrepôt numérique  ») et est en mesure de produire et distribuer massivement aujourd’hui des contenus numériques variés.

- On travaille chez Macmillan sur l’idée d’eBooks contenant des «  bonus  », du «  extra-content  », sorte de version augmentée des livres imprimés. L’idée est développée sur the digitalist. 

9 réflexions au sujet de « Penguin adopte le format epub »

  1. Hadrien GARDEUR

    C’est encourageant de voir que Penguin adopte aussi le format epub, par contre imposer le même tarif pour les éditions papier et électronique, ça ne devrait pas plaire au consommateur.

    Pour les «  digital warehouse  » j’en parlais il y a peu avec un éditeur américain, qui me signalait le succès rencontré par ces solutions auprès des gros éditeurs. Par contre ça semblerait hors de portée des petits éditeurs financièrement.

    Le widget de Random House me semble être une version plus aboutie (un peu trop peut être ? On s’y retrouvait plus facilement dans les anciennes versions) de ce sur quoi Adobe travaillait. Vu qu’ils vendent cela comme service, on devrait sûrement voir plusieurs éditeurs adopter le même plutôt que faire ce type de développement en interne.

  2. F

    c’est que je savais pas que j’étais en train de devenir un «  digital warehouse  » alors du coup j’en suis jourdainement fier

    pour le widget oui on les voit tous qui se poussent à l’assaut des feuilletoirs, l’ergonomie de celui de chez Random est trop calquée sur le livre graphique, il faut attendre 8 pages pour que commence le texte – c’est bizarre comme aucun n’accepte qu’on héberge les flash sur nos propres sites, en attendant celui qui remportera la timbale – si Adobe ajoute cette fonction Acrobat la question se règlera d’elle-même

    je n’arrive pas bien à piger le modèle économique d’issuu, à part disposer d’assez de clients pour se revendre à Google dans 2 ans ?

  3. Hadrien GARDEUR

    @F : A ma connaissance celui d’Adobe c’est du service aussi, donc tu leur donnes ton PDF et ils en font un widget. La principale raison c’est que les pages du PDF sont transformées en PNG afin de pouvoir les afficher dans le widget.

    Je ne sais pas exactement comment tout cela fonctionne (je me suis pas encore mis à tout ce qui est ActionScript 3) mais ça pourrait être techniquement une raison suffisante pour favoriser un déploiement de la sorte.

    Perso, je trouve toujours les versions miniatures de ces widgets archi-limitées : c’est clairement illisible quand on est pas sur la version plein écran. Pour des photos encore ça fait l’affaire, mais pour du texte pas du tout. Il faudrait que ces widgets soient capables de digérer de l’EPUB : comme cela quelle que soit la taille du widget, on arriverait toujours à lire.

  4. Virginie Clayssen Auteur de l’article

    @F : Celui qui développe et propose un Widget a tout intérêt à ce que les fichiers soient hébergés chez lui. Il offre la possibilité de dériver alors les contenus qu’il héberge sur quantité de sites sans les dupliquer. Héberger un fichier, c’est le contrôler, et c’est aussi collecter de l’information liée aux accès à ce fichier : chaque fois que quelqu’un feuillette un texte de publie.net grâce au widget Issuu, Issuu le sait, parce que de l’info transite entre ton site et leur serveur. Peut-être qu’en furetant un peu de ce côté, on trouvera quelque chose qui ressemble à un modèle économique…

    @Hadrien : il me semble que les «  versions miniatures  » ne sont pas du tout destinées à être feuilletées, mais à signifier leur existence de widget. Voyant non pas une simple couve, mais celle-ci insérée dans un dispositif identifé comme widget, l’utilisateur passe très vite en mode agrandi, pour pouvoir lire le contenu.

    On pourra bientôt faire un comparatif des feuilleteurs, il y en a de plus en plus. Attention certains ne sont pas des widgets, c’est à dire qu’il n’intégrent pas cette possibilité d’être affichés partout où quelqu’un collera le petit bout de code proposé à cet effet. Ce sont de simples feuilleteurs, mais «  collés  » à leur site d’origine.

  5. Hadrien GARDEUR

    @Virginie : Je suis d’accord mais je reste persuadé qu’on passe trop rapidement du petit widget au plein écran, il faudrait laisser un peu plus de liberté entre les deux.

    Par exemple permettre façon Scribd d’insérer un widget plus grand pour devenir consultable sans clic supplémentaire. Avec un format ne se comportant pas strictement comme une image, ou laissant plusieurs tailles de texte plutôt que du zoom, on aurait quelque chose de très confortable à lire.
    On sort de l’utilisation virale dans ce cas pour quelque chose plus axé dans le traditionnel rich-media (sauf qu’au lieu d’une vidéo ou de l’audio, on insère un document pour enrichir l’information).

    Ou alors une utilisation façon lightbox, en calque par dessus la page actuelle, ce qui permet de plus facilement consulter le document puis de revenir à la page courante.

    Un peu plus de diversité en bref, sur le comportement de ces widgets.

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