Normandie ?

normandie Il y a un an  j’avais le sentiment de perdre le rythme lorsque je laissais passer une semaine entre deux billets, et là, je vais bientôt pouvoir compter en mois.

Dire «  je suis débordée  » serait idiot, tout le monde est débordé, je déteste les gens qui disent qu’ils sont débordés comme si cela leur donnait de l’importance, alors que cela ne leur donne aucune importance particulière, cela leur en enlève, de l’importance. Ils disent : «  je suis débordé  », mais il faut comprendre : «  je suis très très grand, puissant et fort  » et curieusement,  je les vois rapetisser au fur et à mesure qu’ils me parlent, tellement petits, que j’ai l’impression qu’ils s’éloignent, et c’est tant mieux, bon débarras.

Donc, oui, bien occupée, pas plus débordée que vous, ni plus fatiguée, juste perdu le rythme, dévissé. Disparues l’envie, l’humeur blogueuse, la légèreté… Bon, j’essaye, allez, j’ouvre l’interface de mon WordPress,  qui me répète depuis des mois «  pensez à faire une mise à jour  ». Je ne trouve plus le temps de bloguer, mon WP chéri, quand crois-tu que je trouverai celui de te mettre à jour ? Va-t-elle revenir,  cette humeur légère ? Retrouverai-je ce plaisir de démarrer une conversation avec vous, d’aller dénicher un lien, une image, de trouver le ton et le rythme, de traduire pour vous un extrait pêché dans mon agrégateur, et d’accrocher autour, comme des guirlandes,  quelques idées, quelques questions ?

François me dit que je devrais bloguer autre chose que des histoires d’édition et de numérique, sortir des ibouqueries, vous parler de la Normandie par exemple, mais j’y vais plus en Normandie, la maison de famille est à vendre,  plus envie d’y aller juste pour me faire du mal en pensant que des gens accrocheront bientôt une balançoire pour leurs mômes à l’arbre du trapèze, mais non, idiots,  ce pommier-là c’est pour accrocher le trapèze..  Non, brrr… pas la Normandie.

Je vais être bien plus pragmatique, moderne, absolument pas du tout nostalgique de rien du tout, pas sentimentale, non, impec, fonceuse et performante… Je vais essayer de préparer en bloguant une intervention que je dois faire n octobre au TOC de Francfort, histoire d’anticiper un peu, et d’éviter le coup de stress (voir plus haut) une semaine avant comme l’an dernier, et surtout de vous faire bosser un peu, genre crowdsourcing, vous me donnez des idées (rappelez vous, quand on donne une idée, on la garde quand même, c’est ça qui est bien…, pas de garde alternée pour les idées, pas de week-end sur deux.)

Voici ce que me propose l’équipe du TOC, bien sûr c’est une suggestion, et je peux recadrer, suggérer autre chose…

Numérique : le côté obscur
L’avènement de l’édition et de la distribution numériques présente un certain nombre d’opportunités pour les éditeurs, auteurs, et lecteurs, mais cela crée aussi pas mal d’occasions d’attraper des maux de tête… Dans cette présentation, Virginie Clayssen (la fille qui ne blogue presque plus ), explore de quelle manière le numérique est suscpetible d’affecter : les ventes de livres imprimés, les lois sur la propriété intellectuelle, la question des droits territoriaux, les lois sur le prix unique, les modèles de distribution numérique, le copyright, et propose des idées sur la manière pour les éditeurs de relever ces défis.

Voilà, tout ça en trois quart d’heure plus les questions… Je crois que je vais commencer par 1) élaguer 2) changer le titre qui est vraiment trop déprimant (en fait j’ai traduit comme ça «  Digital, the down side  »). Bon, il y en a qui ont le droit de faire rêver tout le monde, de parler de livres augmentés, de lectures partagées, d’innovations, de création et de joyeusetés, et moi, voilà que j’aurai la triste tâche de parler des trucs vraiment pas drôles, le prix unique, c’est bien je sais, mais ça fait pas rêver les foules, à part quelques foules de libraires et d’éditeurs… Les droits territoriaux, la distribution, c’est chouette, où est mon Efferalgan, non mais je rêve, je suis censée parler des trucs qui nous donnent mal à la tête ? Finalement, François, la Normandie, c’était plutôt une bonne idée.

8 réflexions au sujet de « Normandie ? »

  1. F

    bon, alors je prépare une idée pour demain, comme ça on aura nouveau billet après-demain ! à part je n’aime pas du tout, je déteste ton dernier paragraphe, voilà
    (moi je reviens de 2 jours à me balader dans Paname et ouvrir gros cahier rapporté du Qc aux terrasses entre les RV : Paname for tourists almost, après 1 an d’abstinence ça le fait)

  2. ap

    À propos de débordements, et de triste histoire juridico-éditoriale, une alerte chronique blogueuse d’Emmanuel Pierrat inciterait-elle à l’écriture — billets, interventions, notules, … ?

  3. Hubert Guillaud

    En même temps, on pourrait prendre chacune des questions de crise pour la retourner… en prenant volontairement le contrepoint, histoire de positiver. L’exercice pourrait d’ailleurs être amusant. Voilà comment je devrais vous en parler d’une manière politiquement correcte, voilà comment je vous en parle d’une manière qui ne l’est absolument pas. Une sorte de présentation en ying-yang…

  4. Virginie

    @F merci pour l’impulsion, et je ne suis pas surprise que tu n’aimes pas mon dernier paragraphe. Je le reconnais, je n’aurais pas du faire de hors sujet, j’aurais du rester sur la Normandie tout du long, mais ce n’est pas si simple…

    @karl : en Normandie, pas loin de Rouen. Regarde tes mails je t’envoie l’annonce.

    @alain : j’ai retrouvé ton commentaire dans mes spams, corrigé la coquille, et le voilà tout beau tout neuf…

    @Hubert Et en plus tu veux que je fasse aussi des trucs chinois compliqués… :) La Normandie, je dis, la Normandie…

  5. ap

    @Virginie

    Merci pour l’exhumation : filtre à spam ou fosse à bitume ? En tout cas une incitation à mettre à jour ce pauvre WP scandaleusement délaissé — et à le doter d’un plugin de correction des commentaires.

    Quant au yin yang, ça ne ferait-y pas «  p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non  », côté Normandie ?

  6. Ping : Liber, libri, m. : livre » Blog Archive » Sortie des classes reloaded

  7. Clayssen

    Si nous avons chacun un objet et que nous les échangeons, nous avons chacun un objet.

    Si nous avons chacun une idée et que nous les échangeons, nous avons chacun deux idées. 

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