iPhone : « prenez-en de la graine »

La feuille signale le blog d’Hélène Marcy, qui teste l’Iliad/les Echos. Pour rebondir sur les propos rapportés par Hubert, cette citation extraite du blog de l’éditeur Joe Wikert. Celui-ci exhorte les fabricants de lecteurs d’eBooks à s’inspirer du succès de l’iPhone, qui s’est littéralement arraché, malgré un prix de vente élevé, si élevé que la firme Apple l’a baissé de 200 dollars au bout de quelques semaines, proposant même aux «  early adopters  » quelque peu fâchés un avoir de 100 dollars sur ses produits.

«  Que doit faire un fabricant de lecteurs d’eBooks pour changer la donne ? D’abord, qui peut supporter un écran noir et blanc ? Je suis certain que personne n’achète plus d’écrans noir et blanc de nos jours, alors s’il vous plaît, pourrions nous disposer de lecteurs d’ebook en couleur ?
Cela va augmenter le prix, dites-vous. Absolument. Et, bien que dans le passé j’ai plaidé pour une baisse des prix pour atteindre un marché de masse, je révise mon opinion après l’expérience iPhone.

Ajoutez la couleur et ne lésinez pas sur les fonctionnalités. Donnez-en tellement à vos clients qu’ils seront prêts à faire la queue pour elles. (…)

Allez de l’avant et faites de votre lecteur d’eBook un objet si riche en fonctionnalités qu’il sera irrésistible. Créez un objet sur lequel les utilisateurs précoces se précipiteront, même s’il est coûteux au moment de son lancement. Ensuite,trouvez des économies d’échelle et des fournisseurs de composants qui vous permettront de réduire vos prix progressivement. Même si vous devez perdre de l’argent sur chaque unité vendue, utiliser le modèle des lames de rasoir ou des consoles de jeu : imaginez que vous gagnerez de l’argent en vendant de l’accès à plus de contenu. Notez bien que j’emploie le terme «  contenu  » et non «  livre  » : faites en sorte que votre lecteur aie toute la connectivité nécessaire pour autoriser les clients à télécharger les derniers journaux, magazines etc., chez eux comme dans un aéroport… «  

Je ne suis pas certaine que le passage à la couleur soit uniquement une question de prix : la technologie e-paper en couleur est-elle déjà disponible pour une production en masse, ou en est-elle encore au stade du laboratoire ? Alain, Hadrien, Lorenzo, Hervé, quelqu’un, éclairez-nous ! Mais à ce détail près, on a envie d’applaudir Wikert. Non pour espérer des prix élevés, bien sûr, mais pour dire : faites-nous un produit dont nous aurons tous terriblement envie.

Un produit dont nous dirons, comme je l’ai entendu dire cette semaine à propos du iPhone : «  Il sort à la fin de l’année, j’ai déjà prévenu mon entourage. Ils n’ont qu’à se grouper, à autant qu’ils veulent. C’est ça que je veux pour Noël.  »

Moi aussi, d’abord.

24 réflexions au sujet de « iPhone : « prenez-en de la graine » »

  1. Lorenzo Soccavo / Nouvolivractu

    J’arrive j’arrive ;-)
    En «  deux mots  » : l’e-ink couleur existe et les premiers readers qui l’utiliseront arriveront certainement sur le marché (d’abord asiatique sans doute) début 2008 normalement.
    Au plus tôt toute fin 2007, plus que quelques mois donc… Sans compter que le reader Kindle d’Amazon (lancement en octobre) pourrait aussi nous réserver des surprises (?)
    Cela dit, en général les livres papier que nous lisons (romans, livres de poche, etc.) sont en noir sur fond blanc.
    L’e-paper flexible va aussi rapidement arriver (fin de cette année avec le Cellular Book de Polymer Vision et Telecom Italia, en Italie donc…)
    Les prix des readers devraient se maintenir dans un premier temps à cause des surcoûts de la couleur notamment, mais ils devraient ensuite décliner rapidement, comme nous l’avons vu pour les écrans plats par exemple.
    Il s’agit d’une technologie entièrement nouvelle et il faut entièrement sortir de terre (c’est-à-dire investir dans la construction ;-) de nouvelles usines. Or il n’y a pratiquement pour l’heure que des ateliers asiatiques et un grand assembleur taiwanais (PVI)… La mise en service, courant 2008, de la première usine e-paper européenne à Dresde (par les britanniques Plastic Logic) permettra au e-paper de véritablement entrer en phase d’industrialisation.
    Il faut également que sur le terrain commercial éditeurs et diffuseurs distributeurs s’y mettent avec la volonté claire d’initier le marché.
    Le Groupe Les Echos est en pole position maintenant.
    Dès qu’il y aura véritablement une production industrielle de masse et un marché en voie de développement, alors les prix chuteront chuteront…

  2. Virginie Clayssen Auteur de l’article

    Merci Lorenzo pour ces informations. A propos de votre remarque : «  Cela dit, en général les livres papier que nous lisons (romans, livres de poche, etc.) sont en noir sur fond blanc.  » C’est vrai pour la littérature, mais n’espérons-nous pas pouvoir lire également sur notre eBook reader autre chose que de la littérature ? (Personnellement, j’aimerais autant ne lire que ça… mais que cela reste entre nous !). Elle représente une petite part de la production éditoriale – quid des livres pratiques, des livres scolaires, des documentaires, des guides de voyage etc. ? Et d’autre part, même si j’aime la notion d’objet dédié, j’aimerais qu’un objet qui me permet de lire des eBooks me permette aussi de lire toutes sortes de documents : rapports, études, enquêtes, notes, documents de travail, (oui, même si je préfère lire des romans…) et soit très facilement connectable…

  3. a.pierrot

    Alain Giffard publie la suite de son étude «  Lire, les pratiques culturelles du numérique«  , qui analyse «  le rôle, et même la responsabilité, du public dans la fabrication sociale de la lecture numérique«  .

    Plein de remarques intéressantes, comme par exemple :

    Mais le point clé me semble bien être l’émergence d’une conscience de public, d’un sentiment d’appartenir à une même société de lecteurs. Cette société se constitue autour de la publication et de l’échange des lectures. C’est en quelque sorte un grand club de lecture numérique.

  4. a.pierrot

    Côté diffusion/distribution, il faudra surveiller ce que propose le projet ACAP, Automated Content Access Protocol, dont les résultats seront présentés le 29 novembre à New York.

    ACAP permettra aux fournisseurs de tous types de contenus publiés sur le Web de communiquer les informations de licences (relatives à l’accès à et l’utilisation de ces contenus) sous une forme qui puisse être automatiquement reconnue et interprétée, [...]

    Standard ouvert, développé en liaison avec le moteur de recherche Exalead, …
    Une étape vers l’interopérabilité susceptible de ménager les inquiétudes sur les modèles économiques ? À suivre !
    Côté outils d’adaptation au support(s) e-paper, Bruno Rives et Ganaxa annoncent des outils d’édition spécifiques, présentés à Montréal le 25 septembre.

  5. Hadrien GARDEUR

    Alors pour la couleur tout d’abord… Bien que celle-ci existe en labo et sera sûrement disponible en fin d’année sur certains modèles, on est encore loin d’une démocratisation de ce type de lecteur. La palette des couleurs reste limitée, le taux de rafraichissement lent, bref on est loin d’afficher de belles photos comme sur les meilleurs qualités de papier.

    Globalement, je pense que cette idéologie très «  paillettes  » des gadgets est une erreur.
    Tout d’abord, entre le cas de l’iPhone et du papier électronique il y a un monde. Les GSMs et lecteurs audio/vidéo sont partout, alors que les premiers lecteurs arrivent à peine. Le public n’a globalement aucune idée de ce qu’est cette technologie et de ce qu’elle apporte. Sans compter que l’iPhone c’est aussi toute une stratégie commerciale, le culte autour d’Apple etc…

    Bien sûr il faut rendre ces périphériques attrayants, mais il faut d’abord se concentrer sur l’essentiel, à savoir les usages autour de la lecture (il y en a beaucoup, quand on parle uniquement de livres et de journaux on oublie des éléments essentiels comme l’accès aux flux d’information ou encore un marché auprès des lecteurs de manga).

    En l’état, faire un périphérique qui soit «  cool  » ne suffirait pas, et qu’on arrête aussi de nous refaire le coup de l’iTunes/iPod en permanence (si on compare le nombre de titres vendus sur iTunes par iPod c’est ridicule, si le marché des lecteurs mp3 est en pleine forme c’est car il y a une multitude de sources et de contenus).

    On entend sans cesse ces arguments selon lesquels il faut absolument un espèce de périphérique universel pour que le marché décolle. Si cette stratégie a bien marché dans le monde des balladeurs audio, on pourrait aussi montrer du doigt que la téléphonie mobile n’a pas eu besoin de cela pour s’imposer et reste un marché beaucoup plus dynamique en terme d’innovations et de prix, tout simplement car il y a une véritable concurrence.

    Ce qu’il faut pour le moment c’est pousser des standards qui assureront à un maximum d’acteurs, que ce soient des fournisseurs de contenus ou dans le marché du hardware de se lancer et non imposer un seul périphérique et une seule plate-forme de distribution.
    On sous-estime très fortement aussi les usages possibles de ces technologies comme si on oubliait la diversité que représente le monde du papier.

    Quand au fait de disposer d’un objet «  cool  », histoire de donner un coup de boost à son ego en société : pas besoin de couleur ou de tactile pour l’e-paper.
    Lorsque l’année prochaine j’aurais en main un périphérique souple de l’épaisseur d’une feuille de papier sur lequel j’aurais non seulement ma bibliothèque, un journal personnalisé, les derniers chapitres des mangas que je lis et mes documents professionnels, et bien ils pourront toujours faire les malins avec leur horde d’iPhone et d’écouteurs blancs à côté !

  6. Aldus

    je prends le wagon en route ! je viens de terminer un post sur un bilan de un an d’utilisation de l’Iliad ! IOI ! Je suis très sceptique de vouloir raccrocher un modèle Iphone pour les livrels. L’objet est tentant, joli design, intuitif mais je me vois pas lire la-dessus ! si la lecture sur portable avait dû se faire, elle aurait déjà décollée à mon avis, comme au japon. Et aussi, à quel prix ? on nous parle de la cherté des livrels mais que dire de l’Iphone, il va être encore plus cher en Europe ! et puis la couleur, pourquoi donc ? cela ne me semble pas une priorité pour l’instant, je préfererais plutot que les livrels actuels divisent par deux avec une augmentation de la production. Pour Noel, je voudrais un nouvel Iliad, un peu moins lourd et plus fin, écran dernière technologie E-Ink et autonomie égale à Sony ! le tout formats très ouverts, je reluque celui de Jinke en espérant qu’il sera pas encore remis. Avec des offres de presse mutualiseés type Echos, un vrai bonheur de lecteur. Et franchement le Iphone, je le laisse à d’autres !

  7. a.pierrot

    Hadrien, Aldus :

    Si je lis bien le billet de Virginie, pour les fêtes, il faudra plutôt lui offrir non seulement iPhone/iTouch, mais aussi une liseuse (livrel)… si possible en couleur et lecteur universel.

    Tout à fait d’accord avec Hadrien, il ne faut pas trop se faire d’illusion, la couleur sur le papier électronique bute encore sur pas mal de problèmes, définition et taux de rafraîchissement.

    Les liseuses pourraient par conséquent souffrir à la fois de la comparaison avec notre expérience des ordinateurs portables et des PDA ou téléphones mobiles haut de gamme.

    Cela ne simplifie pas la décision pour le positionnement de l’offre.

    De mon point de vue, pour avoir une chance aujourd’hui d’amorcer un marché des liseuses et de la lecture numérique, le bon (moins mauvais) marketing mix repose sur quelques points :

    • finesse et contraste du papier électronique
    • autonomie minimum de 4 heures
    • niveaux de gris (faute d’avoir les milliers de couleur avec la définition et le taux de rafraîchissement)
    • offre attrayante pour les «  adopteurs précoces  » i.e. professionnels branchés :
    > lecture «  utile  » et connectée (possibilité de copier/coller/lier et annoter)
    > écran tactile (stylet)
    > minimum de prise de note avec clavier virtuel/reconnaissance d’écriture
    > offre presse spécialisée et livre pratique dans un «  bundle  » attrayant
    > courrier électronique
    interfaçage avec l’OS affiché comme un périphérique (et non comme un substitut)
    • interopérabilité des formats (PDF, Mobipocket)
    • zoom, scroll

  8. Virginie Clayssen Auteur de l’article

    @Hadrien et @Aldus : Le sens de mon post n’était pas de dire que l’iPhone était mieux que l’Iliad, d’ailleurs j’en veux un tout de suite (bien que oui, j’en veux bien un, mais ce n’est pas le sujet…). Je ne crois pas non plus que c’était le sens du billet original de Wikert. Ce qui m’avait paru intéressant c’était cet espèce de cri du coeur «  faites nous un objet qui nous fasse rêver.  »
    Bien sûr qu’il y a une sorte de «  mystique Apple   » extrêmement bien orcherstrée, mais elle n’est pas fondée sur rien. Il ne suffit pas de dépenser beaucoup d’argent en com pour faire rêver. Il faut aussi donner au design une place de choix dans la création d’un produit, non comme habillage, non comme «  petit plus pour faire vendre  », mais comme moment essentiel du processus de création. Le design conçu comme une interrogation de la relation entre les utilisateurs et l’objet que l’on conçoit pour eux, accompagné d’une réflexion sur cet objet, d’une approche formelle, d’une approche des interfaces, d’une approche esthétique également. Quelque chose qui accompagne la technique et la réflexion sur les usages, et sache les «  mettre en musique  » d’une façon telle que, une fois créé, l’objet semble avoir exsité depuis toujours.
    A lire les observations postées sur le blog d’Hélène Marcy, on n’y est pas encore avec les lecteurs eBook. Mais je ne dis pas qu’on n’ y arrivera pas un de ces jours…
    @Alain : merci d’élargir, comme souvent, le débat. Je relie ton premier commentaire au récent post d’Hubert Guillaut à propos de Babelio.

  9. Hadrien GARDEUR

    @Virginie : Hum Virginie je ne pense pas du tout être allé dans ce sens la dans mon commentaire mais bon…

    Pour tout l’aspect design et facilité je suis d’accord. L’iLiad n’est pas un exemple en la matière…
    Néanmoins il y a quand même une part de mystification, de poudre aux yeux qu’on lance à tout va. Même en tactile il y a encore un très gros travail à faire en terme de facilité d’utilisation. Par exemple s’il est effectivement facile de naviguer dans les menus ainsi, l’iPhone a été épinglé pour ses défaillances au niveau du clavier visuel. Pareil pour ce qui est des mouvements plus complexes, comme ce qu’on a pu voir côté zoom avec 2 doigts, il va falloir éviter de perdre le consommateur avec des actions trop différentes d’un périphérique à l’autre (il y a une phase d’apprentissage et vu que le tactile se démultiplie, il va falloir avoir un certain «  code  » en la matière).

    Ce qui me fâche c’est qu’on veut nous vendre systématiquement l’excellence d’Apple en terme de design dans un lot avec des aspects sur lesquels leurs produits sont défaillants. Par exemple Apple a une tradition de ne pas respecter les normes pour imposer leurs formats, de fermer leur plate-forme (iTunes/iPod avec DRM non accessible aux autres fournisseurs de musique, pas de SDK pour l’iPhone etc…) et de faire des produits très chers.
    Sachons faire la part des choses entre ce qui est bon à prendre, et ce qui est bon à jeter.

  10. Virginie Clayssen Auteur de l’article

    @Tous : attention avec les cadeaux, faudrait pas que je les aie en double, il y a déjà pas mal de monde sur le coup. :-) (J’ai de la chance, je sais.)
    Et quid du Cybook de BOOKEEN ?

  11. Hadrien GARDEUR

    Pour Bookeen : je les avais conviés par mail à se joindre à nous lors de la Bouquinosphère. Peut être une bonne occasion d’avoir sous la main à la fois l’iLiad, le Sony PRS-500 et le Cybook V3 ?

  12. Lorenzo Soccavo / Nouvolivractu

    Très pertinente relance de Virginie ;-) A mon avis Hervé (Aldus) le Cybook de Bookeen vaudra bien un Jinke (et ce sera plus simple de se le procurer en France pour 350 €).
    J’ai longuement eu l’occasion de le tester et de lire dessus (Gutenberg 2.0 le futur du livre, est déjà dedans ;-) c’est, nouvelle encre électronique Vizplex et logiciel de lecture bien conçu en plus, un modèle PVI équivalent au STAReREAD, etc. A peine plus de 170 g et dans les 2 mois d’autonomie : une vraie tablette de lecture :-)
    Quant au Kindle d’Amazon c’est impossible qu’il ressemble au final à la piteuse photo qui circule depuis un an sur la toile ! Peut-être un peu plus à certains Jinke ou au Librie de Sony de 2004, puisqu’il devrait avoir un clavier…

  13. Alain Pierrot

    A propos d’iPhone, formats d’écrans (cf. chez Aldus), un gadget innovant d’Intel.
    Via Francis Pisani

    Chandrasekher a présenté un appareil qui ressemble à s’y méprendre à un iPhone dégingandé d’environ 25 cm de long. Ça donne un super écran. En position horizontale il permet de voir des films sur écran panoramique ou d’écrire grâce à l’apparition d’un clavier sensible au toucher à chaque extrémité. A la verticale il peut servir de téléphone.

    Et la convergence GPS/Internet chez O’Reilly Radar.

  14. pierre schweitzer

    iPhone est un ordinateur de paume, un prodigieux ‘palm’ au design rénové. Les derniers Palm faisaient aussi téléphone, non ? Et puis si ma mémoire est bonne, ils avaient aussi un écran tactile en couleur, et puis un lecteur de MP3 et tout et tout ;-) Bon alors quoi de neuf ? Un écran allongé, autonomie accrue, poids allégé, une cure de fitness, du tactile à gogo, exit les boutons. Rien de révolutionnaire en fait ! Si ce n’est la distribution exclusive par les opérateurs de télécom (va savoir ce que Steve a derrière la tête ;-) et l’audace du ‘zéro bouton / tout tactile’ (ça, faudra voir quand-même comment ça vieillit…).

    Pour en revenir au billet de Virginie, il me semble qu’il y a un dilemme clair entre l’assistant / téléphone et le ‘bouquineur’. Entre la page et la poche, il faut choisir. La tradition typographique impose un format minimum (mais n’impose pas la couleur) et les usages pratiques imposent le format imprimable A4… Alors l’assistant de paume pour lire, ça peut sans doute dépanner, mais ça ne tiendra pas la longueur pour la lecture en long, même avec une loupe ;-)

    Sur les aspects techniques, doucement ! L’encre électronique couleur n’est pas pour demain, ni la production d’écran souples et robustes à grande échelle. Des prototypes intéressants existent dans les labos bien sûr, mais le transfert en production industrielle est loin d’être gagné.

  15. Hadrien GARDEUR

    @Pierre Schweitzer : Pour des écrans flexibles, PVI annonce déjà qu’ils en produiront dès avril-mai 2008 pour leurs clients habituels (Sony, iRex, Bookeen etc…). Sans compter le cas de Plastic Logic qui construit en 2008 une usine en allemagne dédiée à ces mêmes écrans flexibles, pour lancer leur produit fin 2008.

    Après on peut chiffrer ce qu’on entend par «  grande échelle  » mais ce qui est certain c’est que des écrans flexibles, on en aura en 2008 sous la main.

  16. Alain Pierrot

    @Pierre Schweitzer, Hadrien Gardeur :
    Si les écrans flexibles semblent une voie à explorer pour régler le dilemme page/poche (roulé comme un — gros — stylo (?), déroulé B5 ou roulé ‘parapluie pliable’, déroulé A4 (?!), ils poseront encore quelques temps le problème de la robustesse et de l’ergonomie (protection contre les plis, maintien mécanique une fois ouverts, …).

    Pour 2008, je parierais plutôt sur un format «  parapluie  ». Encore un avantage au sac à main !
    Va falloir qu’on proteste, il y a aussi des technophiles à veston ;-)

  17. Alain Pierrot

    Les fêtes se rapprochent…

    Adam Hodgkin (Exact Editions) croit à la lecture sur iPhone :

    These thoughts were neatly counterbalanced with some testing I did with the Apple iTouch earlier in the week. Apple’s London store had run out of them but I was able to spend half an hour playing around with one of the demo models and confirmed that its a perfectly feasible way of reading our magazines. To read the text you need to use the built in ‘magnification’ system on the iTouch’s version of Safari, but, in spite of their small scale, the screens are amazingly sharp and bright ; the devices are very compelling. I can see reading/browsing magazines on the iTouch or the iPhone will become addictive. I reckon that we are inevitably going to look for bigger and better screens and smaller and more portable devices. The question of the appropriate scale for viewing a web page remains moot. More, in all dimensions is the way things will work. Nano and Peta together, please !

    Je vois bien la lecture/feuilletage de magazines sur iTouch ou iPhone devenir une pratique compulsive (traduction libre maison

  18. Ping : teXtes » Blog Archive » iPhone: the ultimate eBook dream ?

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