Panoramio, Google, Twitter, Shortcovers

Les 16 811 personnes (et sûrement plus maintenant que vous lisez ces lignes), qui ont décidé de suivre @google sur Twitter dès que l’annonce de la présence officielle de Google sur Twitter a été faite ce matin, ont appris via un tweet renvoyant vers le blog de Google l’existence d’une nouvelle fonctionnalité dans Street View :

À partir d’aujourd’hui, une nouvelle fonctionnalité vous permet de parcourir les photos postées par les utilisateurs de Panoramio sur les sites majeurs autour du monde. Tous les gens qui visitent virtuellement paris pour voir la fameuse Tour Eiffel ou la cathédrale Notre Dame dans Street View peuvent également consulter un large choix de photos prises par les utilisateurs. Découvrez les vignettes des photos en haut de la fenêtre Street View, et cliquez pour agrandir. Vous pouvez aussi vous connecter à la communauté qui produit ces images – un lien vers la page Panoramio de chaque auteur apparaît avec chaque image.

Je suis impressionnée par la puissance de ces outils. Twitter, qui depuis quelques mois prend une importance considérable, surprend par ces usages nombreux, variés, certains inattendus, par la manière dont s’y inventent des codes («  RT  », par exemple, ne figure dans aucun manuel, c’est le code tacitement adopté  par la communauté des utilisateurs, qui précède tout message qui est Re-Tweeté, copié-collé d’un utilisateur à l’autre, pour qu’il soit lu non seulement par les propres followers de son auteur, mais également par ceux de celui qui le répète ). Google, qui grimpe aujourd’hui dans Twitter et trouve 16 811 personnes en quelques heures pour le suivre, s’en sert immédiatement pour communiquer sur une fonctionnalité nouvelle de l’une de ses nombreuses applications en ligne. Et la Tour Eiffel, photographiée par de vrais touristes qui partagent leurs images avec ceux qui ne font que la regarder sur l’écran de leur ordinateur.

Plus que jamais, le web relie les gens. Les effets sont imprévisibles. L’effet est impressionnant.

Comme Xelle, qui a posté un de ces billets précis et détaillés dont elle a le secret sur le sujet,  j’ai téléchargé Shortcovers, nouvelle application de téléchargement et de lecture sur iPhone, et je l’ai essayée. Dans Shortcovers, des fonctions sont regroupées dans une rubrique «  Social Actions  » :  » Lire à ce sujet  », «  Envoyer par mail à un ami  », «  Noter ce chapitre  », «  Tweeter ce chapitre«  .  »

«  Tweeter ce chapitre…  » Difficile à expliquer à celui qui ne connait pas Twitter. Évident, complètement évident pour tous les autres…

6 réflexions au sujet de « Panoramio, Google, Twitter, Shortcovers »

  1. Bruno Rives

    Merci. Je suis sur Twitter et avoue n’avoir pas encore trouvé le déclencheur pour une utilisation soutenue. Mais c’est une véritable réflexion qui s’impose avec ton expérience et la venue de Google, qui dispose par ailleurs de tant de canaux d’information, avec ou sans souscription de flux.
    Serait-ce l’approche Status de FaceBook, qui sur Twitter est plus universelle et directe ?

  2. Virginie Clayssen Auteur de l’article

    Comme le «  Status  » de Facebook, Twitter se présente comme une zone de saisie, dans laquelle l’utilisateur répond à la question ; «  Qu’êtes-vous en train de faire ? «  .
    Dans Twitter, la réponse à cette question est limitée à 140 caractères.
    Comme pour le Status de Facebook, rien n’oblige les utilisateurs à répondre à la question posée. Ceux-ci ont à leur disposition un dispositif, dont les usages sont ouverts. Contrairement à Facebook, qui propose autour du Status une grande quantité de fonctionnalités, Twitter, à première vue, à deux usages simples :
    - poster des messages d’une longueur inférieure ou égale à 140 caractères, qui pourront être lus par 1) ceux qui vous suivent 2) ceux qui vont trouver votre message suite à une requête sur le moteur de recherche Twitter.
    - lire les messages postés par les gens que vous avez décidé de suivre, ou les messages contenant une chaîne de caractère, ou un «  hashtag  », soit un mot précédé du signe dièse, qui constitue un tag.
    Par exemple, tous ceux qui utilisaient Twitter pour partager leurs notes pendant la conférence TOC à New York, ajoutaient à leur message le hashtag #toc. Il suffisait ensuite à ceux qui souhaitaient obtenir tous les messages en question, de taper ce tag dans l’outil de recherche.

    Enfin, les tweets peuvent contenr des liens, généralement transformés en «  TinyURL  », soit une version raccourcie d’une URL, qui une fois décodée conduit à l’URL concerné. Pourquoi raccourcie ? Pour ne pas manger trop de vos précieux 140 caractères.

    Il existe aussi de nombreuses applications, en ligne ou bien des applications AIR, que l’on peut installer sur son ordinateur qui proposent des fonctionnalités supplémentaires : poster une photo et joindre dans un tweet un lien vers la photo (twitpic), par exemple.

    C’est un bref résumé du dispositif Twitter. Ensuite, c’est la manière dont les utilisateurs ont inventé à très grande vitesse quantité d’usages qui est tout à fait intéressante. Cette immense «  chatroom  » avec ses sous-ensembles d’utilisateurs, avec des intersections entre ces sous ensembles, offre une aussi grande quantité d’usages que par exemple le dispositif «  conversation  ». On peut échanger des idées, dire des bêtises, partager le vers d’un poème, répondre à quelqu’un, répéter ce que quelqu’un a dit, chuchoter à l’oreille de quelqu’un (via un «  direct Tweet  »), faire de la propagande, de l’intox, du spam, poser une question à tous ses followers, signaler un événement, commenter une information, donner son avis, exprimer un sentiment fugace, la liste est infinie.

    Ce n’est pas évident à première vue de twitter, (que dire, à qui, et à quoi bon ?), mais cela vient comme la natation, en nageant… Le plus simple est de partager ses trouvailles sur le web. Plaisanter ou partager une idée est plus intimidant, car on est dans la «  présentation de soi  », et je crois que c’est plus difficile pour les français que pour les américains, peut-être que je me trompe, mais leur côté «  pragmatique  » leur permet de se lancer de manière décontractée dans des échanges nombreux et variés sans qu’ils aient l’air de trop se soucier du «  qu’en twittera-t-on  ». Cela a quelque chose à voir avec le blog, c’est plus facile je crois de twitter quand on a l’habitude de bloguer, parce que l’on a déjà franchi le pas d’oser s’exprimer, de ne pas être hanté par la peur de n’être pas à la hauteur, d’être jugé, de faire une erreur. C’est une école de simplcité. Cela demande de ne pas se prendre trop au sérieux. Cela implique de se dire : au pire, je vais écrire une bêtise, mais quelqu’un, dans un commentaire, rectifiera, et, au final, j’aurai plus appris que je si je n’avais rien dit.

    Sur l’aspect «  vie privée  », je m’aperçois que si je cesse de suivre les gens qui me font part toute la journée de ce qu’ils mangent, écoutent comme musique, ou viennent de s’acheter, je ne déteste pas que ceux que je suis parce qu’ils partagent des informations qui m’intéressent, se lâchent de temps en temps sur un mode plus personnel et familier. Nous avons tant de choses en partage, je parle des «  petites choses  » : c’est réjouissant de se le rappeler de temps en temps, au fil des tweets : «  saleté de pluie, ce soir j’essaie la recette de la tarte Bourdaloue, ce fichu logiciel a encore planté.  » C’est du bruit, bien sûr, mais un peu de bruit ne me dérange pas. C’est aussi la vie. Twitter est plein de vie, de vies lointaines devenues proches, autrefois muettes, inconnues et inaccessibles.

  3. Ping : RT - Retweet, la nouvelle mesure d’audience ?

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