Quand Lulu rencontre Borders, et un petit jeu idiot en prime

J’apprends chez Joe Wikert, encore lui, que Borders, la deuxième chaîne de librairie américaine derrière Barnes and Nobles, a adopté la plateforme de Lulu.com pour proposer à ses clients un service d’auto-édition.

Un petit jeu pour étudiants en master d’édition : dans les questions suivantes, ( toutes issues de la FAQ de la plate forme Borders-Lulu ) remplacez Borders Personal Publishing par le nom d’une maison d’édition. Supprimez les questions qui visiblement ne fonctionnent pas avec le nouveau nom. Pour chaque question restante, indiquez qui peuvent être l’émetteur et le destinataire de la question, puis imaginez une réponse.

Program Basics

* What is Borders Personal Publishing ?
* Who is Borders Personal Publishing for ?
* How much does it cost to use Borders Personal Publishing ?
* How do I register ?
* What is Lulu ?

Publishing

* How do I publish a book ?
* What can I publish with Borders Personal Publishing ?
* Why are there other book size options on Lulu ? Can I choose a size that isn’t listed on the Borders Personal Publishing page ?
* What services does Borders Personal Publishing offer ?
* Does my book need editing ?
* Does my book need page design ?
* How do I make a cover for my book ?
* What requirements does my book have to follow ?
* Why don’t I see “Borders” while I’m creating my book ?
* How do I get back to the Borders page after I’ve begun creating my book on Lulu ?
* What rights does Borders Personal Publishing have over my published work ?
* Who is the publisher — me or Borders Personal Publishing ?

Selling Books

* How do I sell my book with Borders Personal Publishing ?
* Who should buy the Borders Personal Publishing Premium Package ?
* Who should buy the Borders Personal Publishing Standard Package ?
* Who should buy the Borders Personal Publishing ISBN Registration Service ?
* What is an ISBN ?
* Does my book need an ISBN ?
* What are royalties ?
* Will Borders carry my book in the store ?
* Do I have to list my book for sale ?
* Who can buy my book ?

Ordering Books

* How much will my printed book cost ?
* Do I get a discount if I buy in bulk ?

Shipping to the United States

* How long should it take to receive an order ?

Author Support

* Where do I go for help with my book ?

Une plate-forme d’auto-édition en ligne est en effet une sorte de «  numérisation de savoir-faire  ». Elle cherche à rendre accessible à tout un chacun une activité jusqu’à présent réservée à des professionnels, dans la lignée du «  toi aussi tu peux  » : «  toi aussi tu peux choisir la typo, toi aussi tu peux choisir le format, toi aussi tu peux effectuer la mise en page, toi aussi tu peux concevoir une couverture, fixer le prix, demander un ISBN, te soucier de distribution…  » Cette liste de questions révèle les attentes supposées du client, à la fois auteur et éditeur, correcteur et metteur en page, responsable de fabrication, et illustrateur, et responsable marketing, et attaché de presse… autant de métiers que la plateforme, en quelque sorte, simule.

Une aventure qui tente le plus grand nombre : Lulu annonce publier 4000 ouvrages chaque semaine. Avec une marque comme Borders, bien plus connue, ce chiffre risque de s’envoler.

3 réflexions au sujet de « Quand Lulu rencontre Borders, et un petit jeu idiot en prime »

  1. Hubert Guillaud

    C’est aussi pour Borders une manière de répondre aux offensives d’Amazon dans ce domaine, via CreateSpace (le lulu d’Amazon) et la place de marché de .pdf du Kindle (qui permet à tout un chacun d’y vendre ses fichiers numériques).

  2. Virginie Clayssen Auteur de l’article

    J’entendais Raymond Queneau cette nuit à la radio, aux heures ou France Culture balance ses rediffusions, dire que l’orthographe était une invention des premiers imprimeurs, pour tenir le bon peuple éloigné de la publication. Publier ? Vous n’y pensez pas ! Il faut des années pour maîtriser l’orthographe ! (Drôle comme par ailleurs il semblait peu sûr de la persistance de la prédomination de l’imprimé face aux nouvelles technologies (à l’époque, radio et télévision).

    @Hubert : D’accord sur ton analyse. On risque d’assister à d’autres partenariats, vers toujours plus de verticalisation, qui tous visent à capturer de nouveaux marchés voire à mettre la main sur des marchés existants et susceptibles de muter.

  3. Olivier

    Est-ce que Lulu.com donne les chiffres d’achat sur son site ? et de moyenne d’achat par titre édité ? Ou, peut-être plus intéressant, le nombre de livres ayant dépassés la quantité qu’un éditeur «  classique  » aurait imprimé pour le type d’ouvrage concerné  ?
    Olivier (qui retourne se cacher avec son orthographe décadente).

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