Amazon encore

Vous êtes dans une boutique, décidé à acheter un appareil photo, un lecteur mp3, un DVD ou un livre. Vous êtes malin, ou bien radin, ou bien fauché, ou peut-être les trois, et vous vous dites soudain :  » tiens, et si c’était moins cher sur Amazon ?  » Vous sortez votre portable, composez le 262966, tapez le nom de l’article désiré, ou l’ISBN du livre, une liste apparaît, vous saisissez le numéro de l’item qui vous intéresse. Amazon vous rappelle pour vous fournir des informations supplémentaires. Vous confirmez votre commande, et vous sortez du magasin, les mains vides, sans passer à la caisse. Demain, l’objet arrivera chez vous. Vous serez passé à la caisse, bien sûr, mais chez Amazon.
Ça s’appelle TextBuyIt, et c’est disponible aux Etats-Unis. Pour l’instant.

buy.jpg

Via Joe Wikerts

(deux heures du mat’, au lieu de dormir, je farfouille sur le web et dans mon agrégateur et oh, zut, Christian a publié un post sur pile-poil la même info, avec la même illustration…  Comme ça, vous pourrez comparer, j’vous jure j’ai pas copié, on parle tous les deux de tiroir caisse, je détaille plus la procédure d’achat, lui insiste plus sur la catastrophe pour les vendeurs de produits culturels,  que je me contente de suggérer… )

6 réflexions au sujet de « Amazon encore »

  1. Hubert Guillaud

    En fait, c’est pas jeune comme idée. Juste amusant de voir le temps qu’il a fallu pour qu’elle arrive à maturité…
    http://www.internetactu.net/2004/10/13/les-codes-barre-renforcent-linteraction-reelvirtuel/

    Quoique maturité est un bien grand mot.

    En France, sur le livre, j’avoue que cela n’a pas beaucoup d’impact, à cause du prix unique (à moins que TextBuyIt permette aussi de regarder les offres d’occasion ??). C’est aussi mal mesurer l’impulsion dans l’achat : même si Amazon me propose 2 euros de moins un produit que je pourrais avoir dans 3 à 10 jours, alors que je l’ai sous la main, si j’en ai envie vais-je hésiter longtemps ?

    Pour les autres produits, peut-être, si le comparateur est vraiment effectif (quid du prix de la livraison, de celui du service après vente, etc.). Un produit peut être un peu moins cher en ligne, mais engendrer des frais cachés plus importants. Les acheteurs en ligne le savent bien.

    Enfin et surtout, va-t-il falloir ainsi appeler mes 40 magasins, réels et virtuels pour comparer les prix ? Car je peux aussi appeler Carrefour, Leclerc, But, Conforama, etc. Pour essayer de trouver le même canapé que je suis en train d’essayer et comparer les prix. Le plus dur va être souvent de trouver le même produit.

    Enfin, c’est croire, qu’en France surtout, la concurrence est libre. Regardez bien le prix de vente d’un écran dans les 30 grandes surfaces autour de chez vous et si vous voyez des différences de prix significatives, appelez-moi. Vous pouvez aussi faire la comparaison dans les magasins en ligne.

    Bref, tout cela pour dire que je ne suis pas sûr que cela fonctionne aussi simplement. D’autres disent qu’on repère en ligne les livres qui nous intéressent et qu’on finit par l’acheter chez son libraire. Comme quoi ;-).

  2. Virginie Clayssen Auteur de l’article

    @Hubert : je suis bien d’accord. Les relations entre magasins en dur et commerce en ligne sont effectivement complexes. D’aucuns utilisent des comparateurs de prix sur le web et préfèrent ensuite aller acheter en magasin, parce qu’ils ont besoin de toucher, voir, ou qu’ils n’aiment pas donner leur numéro de CB en ligne. D’autres vont aller flâner, essayer, toucher comparer pour finalement réaliser leur achat en ligne et se le faire livrer.

    Ce qui est frappant, c’est cette capacité d’Amazon à déployer sans arrêt de nouveaux services, qui simplifient l’achat et favorisent l’achat d’impulsion : l’achat en un clic, le Kindle toujours connecté à la librairie virutelle, n’importe quel article à portée d’un simple téléphone portable : il y a une vraie «  science amazonienne  » de la simplification de l’acte d’achat, avec laquelle il sera dur de rivaliser.

  3. Bruno Rives

    On relate cette histoire troublante. Dans un aéroport américain, un voyageur entre dans une librairie Borders, où sont vendus les traditionnels livres papier, ainsi que le Sony PRS 505 et ses titres électroniques. Il remarque un ouvrage, l’achète sur et pour son Kindle en moins d’une minute, et retourne s’asseoir pour le lire en attendant le vol. Ni Borders, ni Sony n’ont vu passer quoi que soit. A quand le brouillage du réseau Amazon chez ses concurrents ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>