Le projet Amanda

4th Story Media, annonce pour bientôt la disponibilité de son nouveau projet multi-plateformes :  Le Projet Amanda. Il s’agit d’une histoire interactive conçue pour les filles de 12 à 14 ans, autour d’une collection de 8 livres qui seront édités par Harper Collins qui a également investi dans la totalité du projet.  Les lectrices pourront contribuer au récit via des médias sociaux et des jeux.

«  Amanda Valentino a de l’allure et du charisme. Elle arrive en milieu d’année au collège d’Evansville, le quitte brusquement, et change de manière indélébile les vies de tous ceux qui l’auront côtoyée entre temps. Son histoire est racontée à travers une variété de médias qui viennent s’ajouter aux livres – un site social où les lecteurs peuvent interagir avec les personnages ou devenir des personnages de l’intrigue, une série de blogs qui racontent l’histoire de différents points de vue au fur et à mesure, des indices et des articles sur des sites satellites, de la musique à télécharger ainsi que divers produits officiels ou créés par les utilisateurs.  »

Le sort d’Amanda commencera à se jouer sur le web très prochainement, et en attendant, une vidéo pour faire patienter les girls :

(via Electric Alphabet - Kate Eltham )

Cette initiative, comme celle de Penguin avec We Make Stories dont je parlais il y a quelques jours, questionnent les frontières du métier d’éditeur. Jeremy Ettinghausen dit qu’il a cessé de se définir comme éditeur de contenus, mais se présente désormais comme éditeur de services. Mais qu’est-ce qui relie ce genre de projet au monde traditionnel de l’édition ? Quelles compétences éditoriales sont nécessaires dans les équipes qui gèrent des projets de ce genre ? Pour quelles raisons un auteur porteur d’un projet de ce type ira plus volontiers le proposer à un éditeur qu’à une société de production de jeux ? Est-ce que dans le projet Amanda les livres demeurent finalement le produit principal, et portent symboliquement tous les autres médias qui concourent à l’œuvre ? Est-ce la nécessité, pour uns jeune structure comme 4th Story Media, de s’adosser à une marque forte (mais Nintendo ou Electronic Arts sont aussi des marques fortes…) ? Ou bien est-ce la volonté d’un  groupe d’édition traditionnel  de diversifier ses produits et de s’adjoindre progressivement des talents multimédia, designers, développeurs, considérant que ceux-ci sont maintenant de moins en poins dissociables de l’édition de livres ?

Il y a déjà un bon moment que les éditeurs ne fabriquent pas  uniquement des livres. Il a fallu d’ailleurs, pour prendre en compte cette réalité, ajouter des champs de description dans les bases de données  produits. Les éditeurs produisent des livres, mais aussi des jeux, des CD-Rom, des CD audio, des DVD, des coffrets, des fichiers, des classeurs. C’est le cas tout particulièrement dans l’édition scolaire, mais aussi dans le pratique (voyez les rayons livres de cuisine dans les librairies, où les éditeurs rivalisent dans la présentation des livres, qui sont de plus en plus accompagnés d’objets variés et présentés dans des coffrets sophistiqués). Cette diversification va-t-elle se poursuivre dans le numérique ?

Attendons de faire connaissance avec Amanda. Peut-être, en tant que «  digital native  » aura-t-elle des choses à nous apprendre  sur ces questions ?

15 réflexions au sujet de « Le projet Amanda »

  1. F Bon

    c’est même le mot «  livre  » qui disparaît du vocabulaire

    on n’a pas vraiment de mots, on nomme le titre et l’auteur, mais ce qu’on met à l’intérieur c’est la version audio, le port-folio images, les vidéos d’accompagnement, les déclinaisons pour consultation mobile ou ordi, les métadonnées – et à l’intérieur de cette grosse boîte qui serait le dossier numérique (pb très concrets : à publie.net on attribue l’ISBN pour la totalité de la «  boîte  » et quand on interface avec ePagine eux il leur faudrait un ISBN par objet contenu dans la boîte), il peut y avoir version pour impression papier

    dans certains cas, puisque dans les mois à venir de + en + de collaborations directes avec éditeurs, existence donc d’un «  livre  », mais le chemin qu’on prend c’est d’aller vers ces «  objets  » où tout est indissociable (un logiciel comme Pages sait l’intégrer à même la navigation pages, mais ça devient très vite beaucoup trop lourd), et penser comme tels dès l’écriture

    mais il me fallait ton article pour m’apercevoir, dans le travail collectif qu’on fait à publie.net et la façon dont ça circule, qu’on n’a pas remplacé le mot «  livre  » même si on ne l’utilise plus depuis des mois… paradoxalement, ça ne gêne pas de parler encore de «  bibliothèque  » numérique – de même, dans un nombre de + en + grand de cas pour nous, ce qui est associé le + directement à ces «  objets  » qu’on «  édite  » (puisque là aussi le mot garde pertinence), le site de l’auteur, donc les ressources gratuites mais fragmentées selon incréments de publication, est le modèle le plus proche de ce qui est diffusé via processus d’édition

    je crois que pour moi, ce qui remplace le «  livre  » c’est carrément l’url – le titre du site de base (desordre, notules, maisetti, parl, etc…) nous servant d’identifiant ou référent pour l’ensemble du processus…

    on devrait se faire un glossaire, il y aurait un vrai enjeu – voir aussi l’usage fréquent (même par la négative, je cite Hubert : «  le web sera de plus en plus la disparition des silos  ») donc du mot «  silo  » que pour ma part j’aime bien, même si on leur met des vases communicants

    est-ce que vraiment, d’ailleurs, on a besoin d’un mot ? (succès de l’expression «  iPhone app  » qui remplace ce à quoi elles donnent accès, radio ou texte ou jeu ou logiciel)

  2. Virginie Clayssen Auteur de l’article

    Je crois qu’on a besoin d’un mot, oui, mais le mot se dérobe tant que l’usage n’est pas stabilisé, il y a du flou, plusieurs termes en concurrence, des périphrases. le mot livre, mot à double face, mot à double fond, est effarouché par le numérique, et supporte peut-être mal qu’on l’accole ainsi à tout bout de champ à cet adjectif étrange, même-si, la relation de l’écrit aux nombres n’est pas nouvelle, si ma mémoire est bonne, les premiers écrits avaient plus de raport avec des livres de comptes qu’avec des poèmes d’amour…
    Les anglo-saxons avec le «  e  » pour «  electronic  », sont plus discrets. Du coup, ils se sentent obligés d’ajouter un «  p  » devant «  book  » pour préciser qu’il s’agit d’un livre imprimé : «  printed book  »… Avec ces deux petites lettres, le sens du mot «  book  » a glissé du côté de l’œuvre, et le préfixe précise le type de manifestation de l’œuvre, volume imprimé ou fichier numérique.
    On n’a pas fait tous ces chichis au moment de l’apparition des livres audio… On a ajouté «  audio  », et on ne s’est pas demandé si le livre audio allait tuer le livre, si le livre audio était encore un livre… Je ne sais pas pourquoi.
    A propos de terminologie, je trouve que «  liseuse  » qui était bien parti perd un peu de terrain. Est-ce parce que le blog eBouquin ne l’utilise pas, alors qu’il commence à devenir une sérieuse référence sur le thème ? Clément, tu n’avais peut-être pas suivi tous les débats sur la bonne traduction française pour e-reader ? Où peut-être que ses adversaires ont gagné, Hervé, ne ricane pas ainsi de manière sardonique, je te vois…

  3. F Bon

    les premiers écrits n’étaient pas, comme on l’a pensé jusque récemment, les tablettes avec des comptes sans «  signe  » indiquant ce qu’on était en train de compter, mercenaires ou sacs de céréales, mais les tablettes avec empreinte du sceau (objet mobile conférant à qui le porte l’autorité de qui l’a émis), ou les tablettes faisant mémoire d’actes de divination, cartographie du foie des victimes dans les sacrifices

    au point que dans certaines villes anciennes d’Assyrie on identifie les bâtiments sacrés à ce qu’ils incluent une tablette d’écriture (elles sont durcies au feu, tandis que les murs sont en briques séchées au soleil) vierge dans les fondations d’un des angles

    si «  liseuse  » perd du terrain (je n’en suis pas sûr, il est autant employé que «  tablette  ») c’est peut-être parce que l’usage bifurque : on change aussi ce qu’on demande à «  lire  » et les objets passifs que sont les «  liseuses  » semblent condamnées plus ou moins, par rapport à l’activité se documenter, imaginer, partager, rêver, écrire que constitue notre temps ordinateur, incluant de plus en plus la lecture dense, mais ne la séparant pas de notre activité de flux ?

    ce qui n’empêchera pas d’être curieux de l’évolution de ces appareils, même si justement ça prend le chemin d’aller plutôt vers les «  tablettes  » que vers les «  liseuses  » parce que c’est la connexion qui détermine – et si on en parle tranquillement, c’est que de plus en plus on sait importer et faire migrer dans nos usages ordi une part de l’histoire littéraire, au contraire elle fait naître des aspects neufs, autrement hiérarchisés, et que d’autre part on «  écrit  » – c à d qu’on accomplit notre tâche et notre responsabilité littéraire – directement dans cette écriture neuve

    tout ça très obscurément, mais de plus en plus loin du p-book qu’on abandonne à son histoire – à noter que si on traduit ça donne, pour livre imprimé : i-livre ou iLivre ce qui n’est pas pour simplifier le problème !

    les métiers de l’édition industrielle dans sa forme actuelle sont nés de la mutation feuilleton-presse, il est bien peu probable que les métiers qui naissent actuellement dans le lire-écrire numérique réutilisent ces structures

  4. Virginie Clayssen Auteur de l’article

    Pas d’accord, la traduction de donne pas i-Livre, car cette forme ne correspond pas à un abrégé du français   » livre imprimé  ». Le français se prête de moins bonne grâce que l’anglais à ces raccourcis… On aura du mal à abréger «  Livre imprimé  » : «  Livre imp   » serait immonde, Livre-I incompréhensible. Probablement nous passerons-nous de cette commodité.

    Sur l’origine des métiers de l’édition industrielle, regarder la superbe intervention de Robert Darnton au Symposium du Nobel «  going digital  ». Je suis restée scotchée devant cette vidéo, qui nous transporte dans l’univers de l’édition et du commerce du livre au siècle des lumières.

    La vidéo est sur cette page : http://www.center.kva.se/svenska/forskning/NS_147_Program.html

    (Alain Giffard y intervient aussi, (Digital Reading and Industrial Readings), on peut voir aussi la vidéo ou consulter le texte de son intervention ici : http://alaingiffard.wordpress.com

    Et relire toujours Roger Chartier, ce bel article dans la vie des idées, où il se réfère aussi aux travaux de Darnton : «  Effectivement, au XVIIIe siècle, comme il le montre dans beaucoup de correspondances, beaucoup d’acheteurs de livres étaient intéressés par cette matérialité, la nature du papier, l’encre, etc. Tous ces éléments, qui font la nostalgie de ceux qui pensent que le livre serait déjà mort, font le plaisir d’un certain nombre de bibliophiles ou de lecteurs. Pour moi, ils ne sont pas tellement à prendre dans cette dimension affective, ce monde des pages que nous aurions perdu, mais ils sont à prendre dans leur dimension intellectuelle : les formes d’inscription d’un texte délimitent ou imposent les possibilités de son appropriation. Cela commence par les appropriations au niveau le plus économique, puisque de ces formes matérielles dépendent des prix de vente. Un livre de poche ne vaut pas le même prix qu’une édition reliée. Au-delà des conditions d’appropriation matérielle et économique, il y a les conditions de construction de la signification, qui renvoient au choix du format, au choix des caractères, à la division du texte, à la présence d’illustrations, etc.  »

  5. ms

    moi ce qui me gêne et pas qu’un peu dans l’affaire c’est l’évidence apparente de la cible «  les filles de 12 à 14 ans  »

  6. Xavier Cazin

    @v Le livre audio, avec son début et sa fin, ressemble finalement beaucoup au livre numérisé, et donc au livre papier. J’imagine que c’est pour ça qu’on n’a pas eu besoin d’un autre nom.

    Un ONNI comme le Projet Amanda, ça débarrasse de cette contrainte, avec le triple avantage pour l’industrie d’être potentiellement sans fin, d’être prêt pour l’adventice, et de ruiner l’idée de copie illégale. Tout en redonnant l’air de rien la maîtrise du prix de vente à l’éditeur…

    @f Oui, l’url à la place de la grosse clé (mais belle, comme une clé de grange) de l’objet codex. Mais de l’autre côté de la porte, toujours l’univers d’un auteur, qu’on accueille quand on en a envie. Avec Univers, Réseau, et Livre, on est armé pour les prochaines années ! Quoiqu’il manque peut-être le M de Monde (et Multimédia).

  7. F Bon

    en fait, le paradoxe de ces discussions, c’est que ceux qui seraient les premiers intéressés, les éditeurs papier, en sont absents (ou la tiennent dans des instances non web, ce qui limite de beaucoup les répercussions de ces discussions, voir les désastreux communiqués SNE au moment salon du livre), et donc on se retrouve à discuter nous, qui avons fait la bascule numérique et y trouvons notre plaisir et formel et esthétique, de choses qui ne nous concernent plus tellement, càd l’industrie et le commerce du livre papier – d’où le fait aussi que la sémantique se soit éloignée même du mot «  livre  », sans forcément besoin de remplacement, hors notre vocabulaire flux, réseau, et les mots «  lire  » et «  écrire  » qui se passent très aisément de la définition de leur support, dès lors qu’il n’est plus matériel, industriel, unique

  8. Virginie Clayssen Auteur de l’article

    @ms : oui, ça me gêne aussi, toujours, l’enfermement dans le genre. C’est de la «  segmentation  » de cible ou de marché, comme tu veux. J’attends les livres pour gens à cheveux secs à tendance cassante avec impatience…
    @Xaver Cazin Le livre audio «  ressemble  » pour moi beaucoup moins au livre imprimé qu’une version numérique de ce livre, lu sur un écran quel qu’il soit. L’expérience d  »écouter un livre est radicalement différente de celle de le lire. Mais je comprends ce que tu veux dire : le livre audio, c’est le livre lu, et cela ne questionne pas la frontière livre / non livre, cela change la manière de prendre connaissance du contenu du livre.
    @fbon pour moi ça ne veut rien dire les «  éditeurs papier  ». Disons les éditeurs. Et allons voir ce qui se passe chez les éditeurs, et allons voir par exemple comment travaille aujourd’hui Reed Elsevier, qui fait +de 50% de son chiffre d’affaire avec le numérique : est-ce un éditeur «  papier  » ? Il n’est pas un cas isolé, tous les éditeurs dits «  STM  » font ou on fait ce virage, simplement on n’en parle pas, parce que le secteur emblématique de l’édition, et c’est bien, d’ailleurs, demeure ce qu’on appelle la «  littérature générale  ».
    Dans ce domaine de la littérature générale, je n’ai pas cité Chartier par hasard, je pense vraiment que la question de l’instance de légitimation est essentielle. Encore aujourd’hui, il y a une énorme différence entre quelqu’un qui a publié un livre, et quelqu’un qui n’en a pas publié. Même avec les blogs, le web etc. La question n’est pas tellement économique, la majorité des auteurs ne vivant pas de leurs droits d’auteur. Elle est essentiellement symbolique. Publie.net est une maison d’édition. Peu importe qu’elle soit «  papier  » ou «  numérique  » de ce point de vue. Il y a un comité de lecture. Vous ne publiez pas quiconque vous envoie un texte. Les discussions sur le blog de Léo Scheer autour de Wrath et de M@nuscrits sont symptômatiques également.
    Quelle est l’urgence à brocarder les éditeurs ? Pourquoi ne pas plutôt les enjoindre de continuer à bien faire le métier, chacun dans le domaine qui est le sien, et de faire en sorte de négocier le mieux possible le virage vers le numérique. Peut-être les encourager à entrer dans ces conversations en ligne (mais ce n’est pas forcément en les attaquant au bazooka qu’on va leur en donner l’envie :) ). Il y a du talent, des idées, de l’intelligence à revendre dans les maisons d’édition, et on aimerait effectivement que cela puisse être partagé en dehors de leurs murs. On est un certain nombre à y travailler.

  9. F Bon

    @Virginie bien sûr je prends acte de tes remarques – je ne regarde pas du tout ce qui se passe en dehors de a littérature générale, j’apprendrai désormais à préciser – et je ne crois pas que les maisons qui font notre paysage habituel dans ce domaine soient à 50% de leur CA en numérique ! – je ne brocarde personne, on était juste sur une discussion sémantique, le fait qu’on n’ait pas besoin du mot «  livre  » – on est bien d’accord, et on en a assez discuté, que dans processus de préparation (la phase 1 de l’édition donc) le temps passé sur un texte était le même – et effectivement, juridiquement, fiscalement et agessa etc publie.net est un «  éditeur  » – je ne tire au bazooka sur personne, juste je disais que j’établis mon camp ailleurs et qu’il est peu probable que les structures industrielles et commerciales qui se sont historiquement développées dans un champ historique précis soient aptes à migrer dans un autre champ, et qu’on aura plutôt affaire, pour les usages neufs, à des acteurs différents – surtout pas l’intention de polémiquer dans ce domaine, et de notre côté on est prêt à toute expérience et toute initiative avec les éditeurs (littérature générale) tradi… te rejoindrais plus sur l’énigme absolue que représente pour moi le fait que si peu d’auteurs «  papier  » ont investi le web, où maintenant le ticket d’entrée est plus complexe et plus cher – là j’ai l’impression qu’on va de plus en plus vers modèle de substitution d’une génération (pas question d’âge, mais de rapport au web) et que c’est pas faute de les avoir prévenus – là encore, pour moi c’est très calme et pacifié dedans, je sais où est ma zone de plaisir et de recherche, les amitiés aussi se sont transportées de ce côté et plus trop le temps de m’intéresser au reste – juste toujours des velléités mal contrôlées parce qu’une grosse part de mon établi de travail ce sont les livres sous droits, et qu’on voudrait que ça aille plus vite de ce côté là

  10. pagesapages

    Je rebondis sur ta phrase «  Les discussions sur le blog de Léo Scheer autour de Wrath et de M@nuscrits sont symptômatiques également.  »
    Suis dubitative sur cette portion de net/opinion que je trouve surfage de vague, tentative de peopilasation en crachant dedans, enfin, je devrais m’introspecter sérieusement pour comprendre ce qui me semble malsain dans cette facette LéoSheerWrath, malsain pas dans leurs personnalités (je n’attaque personne) mais dans une pratique, une optique, une façon de voir, un mélange-touillage de concepts qui n’ont rien à voir les uns avec les autres… (eh oui, je suis souvent brumeuse dans mes tentatives d’explications, mon troisième prénom est Floue, désolée…)

  11. F Bon

    j’y reviens : le caractère unique des discussions sur «  teXtes  », depuis bien longtemps – c’est la 1ère fois que je m’aperçois de la façon cliché dont on utilise l’expression «  virage numérique  » – pareil que plus personne n’utilise l’expression «  chaîne du livre  », il faudrait se rendre compte que le modèle dans la mutation n’est en rien celui du «  virage  » – constellation de nouveaux acteurs, mutations d’acteurs déjà dans le paysage, extinction d’autres acteurs, les modèles pour penser la mutation ne sont pas ceux de l’inflexion continue avec préservation à l’identique des acteurs qu’exprime le mot «  virage  » – d’ailleurs on ne tourne pas, on est au même endroit dans le même trou et la même direction

  12. Virginie Clayssen Auteur de l’article

    @fbon je vais pas discuter sur «  virage numérique  »… Restons en à «  mutation  », si tu veux : et je suis bien d’accord avec toi, la complexité est là. Je ne crois pas – et tu le sais bien – que les métiers de l’édition, pas plus que ceux des autres médias, presse, télévision, devront se contenter de quelques petites adaptations : «  Bon, on fait plus seulement du papier, non non, on fait aussi des ebooks, c’est très tendance…  » Bien sûr que ce qui est en train de se produire va bien au delà d’une simple substitution d’un support à l’autre. C’est ça qui est passionnant, d’ailleurs. Essayer de comprendre et d’analyser ce qui se joue. L’un des enjeux pourrait se résumer ainsi : essayer d’agir en sorte qu’à l’avenir, les acteurs de l’édition ne soient pas seulement des acteurs qui considèrent les livres comme des «  contenus  » parmi d’autres, au même titre qu’une sonnerie de téléphone.

  13. Nessa

    Il sort le 25 mai de cette année avec deux personnes comme vous et moi publiées, un chapitre écrit par elles. Un ado de 18 ans et une demoiselle de 27 me semble-t-il.

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